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Aide alimentaire : un comité mis en place au Tchad pour garantir une distribution équitable des vivres

Face aux difficultés alimentaires liées au déficit pluviométrique et aux effets de la campagne agricole 2026-2027, le Tchad entend renforcer son dispositif de soutien aux populations les plus fragiles. Le ministère de l’Action sociale, de la Solidarité nationale et des Affaires humanitaires met ainsi en place un mécanisme spécifique pour encadrer les opérations de distribution gratuite de vivres.

Au-delà de la simple distribution de denrées, l’enjeu est social : faire parvenir l’aide à ceux qui en ont réellement besoin, dans le respect de leur dignité. Le dispositif prévoit un ciblage des bénéficiaires fondé sur les données officielles relatives à la sécurité alimentaire et sur les remontées des services déconcentrés. Une approche destinée à limiter les exclusions, les doublons et les éventuels passe-droits.

Le nouveau cadre accorde une attention particulière aux catégories vulnérables. Au niveau provincial, les équipes chargées des opérations devront notamment veiller à une représentation appropriée des femmes, des jeunes, des personnes vivant avec un handicap, des autorités traditionnelles et religieuses ainsi que de la société civile.

Cette orientation traduit une volonté de rapprocher l’aide des réalités sociales locales. Les populations concernées devront également être informées des critères d’éligibilité, des quantités prévues et des lieux de distribution. Chaque remise de vivres devra être documentée, tout en garantissant le respect de la dignité et de la protection des données personnelles.

Le dispositif pose également une règle claire : l’aide alimentaire est entièrement gratuite. Aucun bénéficiaire ne doit être contraint de payer, de fournir une contrepartie ou de solliciter une faveur pour accéder aux vivres qui lui sont destinés.

Pour renforcer la confiance des bénéficiaires, un mécanisme de plaintes accessible et confidentiel doit être mis en place pour chaque opération. Les soupçons de favoritisme, de détournement, de fraude, d’exploitation ou de conflit d’intérêts devront être signalés et faire l’objet de mesures appropriées.

Le dispositif ne s’arrête donc pas aux portes des sites de distribution. Chaque mouvement de vivres doit être justifié, de leur origine jusqu’à leur destination, tandis que les listes de bénéficiaires doivent être validées avant la remise des produits.

À travers ce mécanisme, l’objectif affiché est de faire de l’aide alimentaire un véritable outil de solidarité nationale, tout en renforçant la transparence et la responsabilité des acteurs impliqués.

Dans un contexte où les aléas climatiques peuvent fragiliser davantage les ménages déjà exposés à l’insécurité alimentaire, la réussite de cette opération dépendra surtout de sa capacité à atteindre effectivement les familles les plus démunies. Pour ces populations, derrière chaque sac de vivres se joue bien plus qu’une assistance ponctuelle : il s’agit de préserver un minimum de sécurité, de dignité et d’espoir.

MBAÏLEDE Trésor

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