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Bakara : l’art prend la scène et mise sur les talents de demain

À Bakara, la créativité de la jeunesse tchadienne est au cœur d’une initiative qui entend faire de l’expression artistique un véritable levier d’épanouissement et de rayonnement culturel. Le dimanche 25 octobre 2026, le centre de l’association Au Nom de l’Art a accueilli le lancement de « La Rentrée artistique », en présence du ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat, Abakar Rozzi Teguil.

Derrière cette initiative portée par l’artiste Mawndoe Célestin se dessine une ambition : offrir aux jeunes un cadre propice à la découverte de leurs aptitudes, à l’apprentissage des disciplines artistiques et à l’émergence de nouveaux talents. Plus qu’un simple rendez-vous culturel, cette rentrée se veut un espace d’expression, de transmission et de rencontre entre les générations.

Ateliers artistiques, scènes ouvertes et sessions d’expression libre constituent les principales activités proposées par l’association. À travers ces espaces, les jeunes sont encouragés à dépasser leurs hésitations, à développer leur potentiel et à faire entendre leur voix.

Pour les initiateurs du projet, l’enjeu dépasse la pratique artistique. Il s’agit également de renforcer la confiance en soi, de stimuler l’imagination et de permettre aux jeunes de prendre pleinement leur place dans la vie culturelle nationale.

La présence du ministre Abakar Rozzi Teguil à cette cérémonie témoigne de l’intérêt accordé à la valorisation des initiatives culturelles de proximité. Face aux jeunes créateurs, son message se veut mobilisateur : l’avenir de l’art tchadien dépend aussi de leur audace, de leur discipline et de leur capacité à innover tout en restant attachés à leur identité.

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique du chantier 12 du programme du président de la République, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, consacré notamment à la valorisation du potentiel culturel et touristique du Tchad.

Dans cette perspective, le développement des infrastructures culturelles, la structuration des industries créatives et la recherche de mécanismes de financement pérennes apparaissent comme des conditions essentielles pour offrir aux artistes un environnement favorable à leur épanouissement professionnel.

L’octroi d’une subvention publique à l’association Au Nom de l’Art vient ainsi soutenir les activités de son centre de Bakara. Cette aide vise à accompagner une initiative locale dont l’ambition est de rapprocher la culture des jeunes et de faire émerger de nouvelles vocations artistiques.

Le défi reste désormais de transformer cet appui en résultats concrets, en assurant la continuité des activités, la qualité de l’encadrement et l’accessibilité du centre aux jeunes du quartier.

Au-delà de la cérémonie officielle, « La Rentrée artistique » pose une question essentielle : comment donner aux talents tchadiens les moyens de se former, de créer et de vivre durablement de leur art ?

La réponse passe notamment par des espaces de formation accessibles, un accompagnement adapté et une meilleure reconnaissance du travail des créateurs. À ce titre, les initiatives portées par les associations culturelles peuvent jouer un rôle déterminant, à condition de bénéficier d’un soutien régulier et d’une vision à long terme.

En appelant les responsables du centre à en faire un lieu accueillant, rigoureux et utile à la communauté, le ministre a insisté sur la responsabilité qui accompagne cet appui institutionnel. Il a également réaffirmé la disponibilité de son département à accompagner cette dynamique.

À Bakara, l’enjeu est donc de faire bien plus que célébrer l’art : il s’agit de lui donner les moyens de grandir. Car derrière chaque jeune qui ose monter sur scène, chaque instrument qui résonne et chaque idée qui prend forme, se dessine une promesse pour la culture tchadienne. Celle d’une jeunesse capable de faire de ses talents une richesse nationale et de son patri

MBAÏLEDE Trésor

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