Bamako au cœur de la coopération sahélienne : les dirigeants de l’AES en conclave pour leur 2ᵉ sommet
Actualités Actualités politiques Afrique Politique

Bamako au cœur de la coopération sahélienne : les dirigeants de l’AES en conclave pour leur 2ᵉ sommet

Bamako vit au rythme de la diplomatie sahélienne. Depuis le 22 décembre, la capitale malienne accueille la deuxième session du Collège des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), un rendez-vous déterminant pour cette organisation naissante fondée en juillet 2024 par le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, est arrivé ce mardi 23 décembre 2025 dans la capitale malienne. Il a été reçu avec les honneurs militaires par le chef de l’État malien, le colonel Assimi Goïta, marqué par une cérémonie d’accueil solennelle à l’aéroport. Le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, a également rejoint ses homologues pour ce sommet de 48 heures.

Selon des sources diplomatiques maliennes, cette deuxième session doit permettre aux trois dirigeants d’évaluer les progrès réalisés au cours de la première année d’existence de la Confédération. Les discussions porteront notamment sur la mise en œuvre de la feuille de route « Année I », conçue pour structurer les fondations politiques, sécuritaires et institutionnelles de l’AES.

Au programme figurent :

  • L’examen des efforts conjoints en matière de défense et de sécurité ;
  • L’état d’avancement des initiatives diplomatiques communes ;
  • Les projets de développement engagés à l’échelle régionale ;
  • Les mécanismes de coordination interne et les stratégies de communication.

Les chefs d’État aborderont également les défis régionaux et internationaux qui pèsent sur l’avenir de la Confédération, dans un contexte géopolitique mouvant.

Au cœur des échanges : la lutte contre l’insécurité. Une source officielle malienne insiste sur le fait que la défense et la sécurité constituent « les sujets centraux » du sommet. Les trois dirigeants doivent rencontrer le commandement de la Force unifiée de l’AES, dont la mise en place reste encore largement symbolique mais qui incarne l’ambition commune de doter la région d’une capacité militaire intégrée.

Composée de soldats burkinabè, maliens et nigériens, cette force a pour mission de contenir l’expansion des groupes jihadistes et de sécuriser l’espace sahélien. Sa création intervient après le retrait des trois États du G5 Sahel, jugé inefficace par leurs autorités respectives.

Ce sommet de Bamako se veut donc à la fois une étape de consolidation et un moment de projection pour l’AES, dont les membres affichent la volonté de renforcer leur souveraineté collective face aux défis sécuritaires, politiques et économiques.

Au-delà des symboles, les décisions issues de cette session seront scrutées de près, tant par les populations sahéliennes que par les partenaires internationaux, qui cherchent à comprendre la trajectoire de cette nouvelle alliance stratégique au cœur du Sahara et du Sahel.

La Rédaction

    Laisser un commentaire

    • Rating