Berlin vibrait au rythme du Tchad. Soumsoum, la nuit des astres, le dernier film de Haroun Mahamat-Saleh, a fait sensation lors de sa première mondiale en Compétition officielle de la 76ᵉ édition de la Berlinale 2026, propulsant le cinéma tchadien sous les feux des projecteurs internationaux.
Dans une salle comble de 1 725 spectateurs, l’émotion était palpable. Les rires, les silences suspendus et les applaudissements nourris ont ponctué la projection, saluant le travail d’une équipe qui, par son talent et sa sensibilité, fait vibrer le grand écran. La conférence de presse qui a précédé la séance a réuni journalistes et professionnels du monde entier, fascinés par l’histoire que raconte Mahamat-Saleh, un récit où la poésie des astres rencontre la réalité d’un pays en pleine effervescence culturelle.
Parmi les invités d’honneur, Abdoulaye Souleymane Babalé, Secrétaire général du Ministère tchadien de la Culture, a assisté à la projection, rappelant l’engagement de l’État en faveur de la création artistique et cinématographique nationale. « Voir notre cinéma reconnu sur une scène internationale aussi prestigieuse est un motif de fierté et d’inspiration », a-t-il souligné, ému.
Cette sélection au cœur de la compétition officielle est un signal fort : le cinéma tchadien n’est plus confidentiel, il est désormais attendu et célébré au même titre que les grandes productions mondiales. Le Ministère de la Culture a salué la réussite de Haroun Mahamat-Saleh et de son équipe, qui, par leur vision et leur persévérance, contribuent à faire rayonner la culture tchadienne à l’international.
Alors que la Berlinale continue de dérouler son tapis rouge, Soumsoum, la nuit des astres brille comme un phare culturel venu du Sahel, rappelant que le cinéma peut être à la fois un miroir intime et une passerelle vers le monde.
La Rédaction



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