À l’occasion du Sommet des leaders sur lra biodiversité, le Tchad franchit une nouvelle étape dans la protection de son patrimoine naturel. Un accord de partenariat conclu avec l’Office français de la biodiversité ambitionne de renforcer la lutte contre les trafics d’espèces sauvages, de moderniser les moyens de conservation et de consolider les compétences des acteurs de l’environnement.
La préservation de la biodiversité s’impose comme un enjeu majeur de coopération internationale. En marge du Sommet des leaders sur la biodiversité, le ministère tchadien de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable a conclu un accord de partenariat avec l’Office français de la biodiversité (OFB), par l’intermédiaire de la Direction générale des ressources forestières, fauniques et des pêches. La signature s’est déroulée en présence du ministre Hassan Bakhit Djamous.
Au-delà d’un rapprochement institutionnel, cette entente entend apporter des réponses plus efficaces aux menaces qui pèsent sur les ressources naturelles, notamment le braconnage, le commerce illicite d’espèces sauvages et la dégradation des écosystèmes.
La lutte contre les activités illégales figure parmi les principaux axes de cette coopération. Face aux pressions exercées sur la faune et les habitats naturels, le partenariat prévoit de renforcer les mécanismes de surveillance, les capacités d’intervention et les compétences des services chargés de faire respecter la législation environnementale.
La mise en œuvre de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) occupe également une place importante dans le dispositif. Cet instrument international vise à encadrer les échanges commerciaux d’espèces sauvages afin d’éviter que leur exploitation ne compromette leur survie.
L’accord accorde une attention particulière au développement des compétences techniques et professionnelles. La formation des agents, le partage d’expériences et le renforcement des capacités devraient contribuer à améliorer les interventions sur le terrain.
La recherche scientifique et technique constitue un autre levier essentiel. Une meilleure connaissance des espèces, de leur état sanitaire et de leurs milieux de vie peut favoriser des décisions plus adaptées aux réalités écologiques du pays. Le partenariat couvre ainsi la santé de la faune sauvage, la gestion des aires protégées et la conservation des habitats naturels.
Autre dimension de cette entente : l’intégration des technologies modernes dans les stratégies de protection de la biodiversité. Les systèmes d’information et les outils numériques sont appelés à soutenir la collecte et l’exploitation des données, la surveillance des espaces naturels et le suivi des actions de conservation.
Cette orientation ouvre des perspectives pour améliorer la circulation de l’information entre les services compétents et renforcer l’efficacité des politiques publiques environnementales.
Pour le Tchad, riche d’écosystèmes variés et d’une faune qui constitue un patrimoine naturel précieux, la préservation de la biodiversité représente un défi écologique, mais aussi un enjeu de développement durable. La réussite de ce partenariat dépendra désormais de sa mise en œuvre effective, de la mobilisation des compétences et de la capacité des institutions concernées à transformer les engagements en actions mesurables.
À travers cet accord avec l’Office français de la biodiversité, les autorités tchadiennes entendent consolider les moyens de lutte contre les atteintes à l’environnement et promouvoir une gestion plus durable des ressources naturelles. Reste à faire de cette coopération un instrument opérationnel au service de la faune, des écosystèmes et des générations futures.
MBAÏLEDE Trésor
