Dans un mouvement qui a surpris observateurs et acteurs locaux, le Général Djimta Ben Dergon a été suspendu de ses fonctions de Délégué Général du Gouvernement auprès de la province du Borkou, au nord du Tchad. L’annonce, faite le 19 février 2026, évoque des « fuites de responsabilité » et un « refus d’assumer pleinement ses fonctions » comme motifs principaux de cette décision, sans plus de précisions.
Quelques jours plus tard, le 23 février 2026, un décret présidentiel a nommé le Général Brahim Akhachane au poste de Délégué Général du Gouvernement pour le Borkou. Le document officiel indique que le Général Ben Dergon est « appelé à d’autres fonctions », laissant planer le mystère sur la nature exacte de ses nouvelles responsabilités.
Ce remaniement intervient dans un contexte où le gouvernement tchadien cherche à renforcer sa présence dans les provinces éloignées et à consolider les structures locales de gouvernance. Le Borkou, région stratégique tant par sa position géographique que par ses enjeux sécuritaires, devient le théâtre d’une transition administrative scrutée de près par les autorités et les observateurs politiques.
Le Général Brahim Akhachane, réputé pour sa rigueur administrative et son expérience militaire, est désormais chargé de maintenir la stabilité et de porter les initiatives gouvernementales dans la province. Son mandat sera suivi attentivement par les analystes, qui attendent de voir comment il fera évoluer le rôle de l’État sur le terrain et comment sera redéfini celui du Général Ben Dergon.
Pour les habitants et acteurs locaux, cette nomination est perçue comme l’ouverture d’une nouvelle ère dans la gouvernance provinciale. Elle soulève des attentes fortes : une présence de l’État plus affirmée, une administration efficace et un suivi des enjeux sécuritaires et socio-économiques de la région. La manière dont ces ambitions se traduiront concrètement reste à observer et pourrait bien définir les orientations futures du Borkou.
La Rédaction



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