Borkou : l’État frappe fort et suspend son délégué général pour « manquement grave »
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Borkou : l’État frappe fort et suspend son délégué général pour « manquement grave »

C’est un séisme politique qui a secoué la province du Borkou ce mercredi. Dans une note officielle, le ministre d’État, ministre de l’Administration du Territoire, Limane Mahamat, a annoncé la suspension immédiate du Délégué général du gouvernement auprès de la province.

La décision vise Djimta Ben Dergon, haut gradé et figure bien connue des autorités administratives locales. Le motif avancé est sans détour : fuite de responsabilités et refus d’assumer ses fonctions. Des termes rarement utilisés dans la communication gouvernementale, donnant à la mesure une dimension exceptionnelle.

Selon la note brève, mais d’une clarté implacable, le général aurait failli dans l’exercice de ses prérogatives fondamentales. À N’Djamena, la décision est interprétée comme un rappel à l’ordre : aucun représentant de l’État, quel que soit son grade ou son influence, n’est au-dessus de l’obligation de servir.

Dans la province du Borkou, où les enjeux sécuritaires, sociaux et administratifs sont sensibles, la suspension retentit comme un signal fort. Les populations locales, habituées à une présence étatique fluctuante, observent cette mesure avec une attention particulière.

Dans l’attente de nouvelles directives, le Secrétaire général de la province a été chargé d’assurer l’intérim. Une transition qui intervient à un moment où les autorités cherchent à renforcer la stabilité administrative et à garantir la continuité de l’action publique.

La formule « jusqu’à nouvel ordre » laisse planer le doute : s’agit-il d’une suspension définitive ou d’un simple avertissement disciplinaire ? Seule la suite des décisions gouvernementales permettra de le savoir.

Si certains y voient une simple mesure disciplinaire, d’autres interprètent cette suspension comme un geste politique destiné à réaffirmer l’autorité du ministère et à rappeler la ligne dure imposée par le gouvernement dans la gestion territoriale.

Quoi qu’il en soit, cette affaire marque un tournant dans l’administration du Borkou. Un message clair est envoyé : la responsabilité ne se discute pas, elle s’assume.

La Rédaction

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