Burkina Faso : le ministre de la Sécurité dévoile un projet de déstabilisation déjoué
Actualités Actualités politiques Afrique Politique

Burkina Faso : le ministre de la Sécurité dévoile un projet de déstabilisation déjoué

Dans une déclaration solennelle, le ministre de la Sécurité, M. Sana, a révélé qu’une vaste opération de déstabilisation visant les plus hautes autorités de l’État aurait été programmée pour le 3 janvier 2026 à 23h. Selon lui, les services de sécurité burkinabè ont réussi à mettre en échec un plan « minutieusement conçu » pour renverser l’ordre constitutionnel.

D’après les explications du ministre, le scénario projeté reposait sur une série d’actions coordonnées. La première étape, affirme-t-il, devait consister en des assassinats ciblés touchant des autorités civiles et militaires, avec comme point de départ la « neutralisation » du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré.
Cette opération aurait été envisagée « soit à bout portant, soit par un minage du domicile présidentiel », précise-t-il.

Toujours selon lui, la seconde phase prévoyait la mise hors service de la base drone, un atout stratégique majeur des Forces armées nationales, suivie d’une intervention militaire terrestre de forces extérieures, dont l’identité n’a pas été dévoilée.

Pour des raisons « de confidentialité et de préservation de l’efficacité des enquêtes », le ministre a déclaré ne pas pouvoir révéler l’ensemble des personnes impliquées. Il a toutefois cité un nom : l’ex-lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, présenté comme « l’acteur principal » du projet.

Selon M. Sana, celui-ci aurait eu pour rôle de concevoir le plan, de lever des financements, de recruter des civils et des militaires, et de structurer des groupes d’action.


Les militaires impliqués auraient été chargés de recruter d’autres soldats et d’organiser des équipes opérationnelles, tandis que des civils auraient été mobilisés pour préparer un soutien populaire après l’action.

M. Damiba n’a pas réagi publiquement aux accusations au moment de la publication de cet article.

Les sources de financement évoquées par le ministre pointent vers l’extérieur du Burkina Faso. Il affirme qu’« une partie importante » des fonds proviendrait de la Côte d’Ivoire, citant une dernière contribution estimée à 70 millions de FCFA.

Pour appuyer ces déclarations, le gouvernement annonce qu’il mettra prochainement à disposition des médias des vidéos d’aveux provenant de certains suspects clés arrêtés dans le cadre de l’enquête.

Les interpellations se poursuivent, assure le ministre, tout comme le démantèlement des réseaux soupçonnés d’être impliqués. Toutes les personnes arrêtées seront présentées devant le procureur du Faso.

M. Sana a tenu à rassurer les citoyens : « La situation est sous contrôle », a-t-il déclaré, invitant les populations à rester calmes et à poursuivre leurs activités dans la sérénité.
Il a salué la « veille citoyenne », qu’il décrit comme une mobilisation déterminante dans la protection du Chef de l’État et dans la « marche irréversible de la libération du Burkina Faso ».

Dans son adresse, le ministre de la Sécurité a lancé un appel à la vigilance accrue. Il invite les Burkinabè à dénoncer tout comportement suspect pour éviter d’être, même involontairement, associés à des initiatives dangereuses.

« De nombreux civils ont été interpellés parce qu’ils ont été utilisés naïvement pour effectuer des courses ou transmettre des commissions », a-t-il expliqué.
Il exhorte à davantage de discernement afin d’éviter d’être manipulé, « même sans en avoir conscience ».

La Rédaction

    Laisser un commentaire

    • Rating