Centrafrique : sept candidats officiellement en lice pour la présidentielle du 28 décembre
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Centrafrique : sept candidats officiellement en lice pour la présidentielle du 28 décembre

Le Conseil constitutionnel centrafricain a dévoilé, vendredi 14 novembre, la liste définitive des candidats autorisés à participer à l’élection présidentielle du 28 décembre. Au total, sept personnalités ont été retenues, dont le président sortant Faustin-Archange Touadéra, qui brigue un troisième mandat rendu possible par la révision constitutionnelle de 2023.

Longtemps incertains quant à leur sort, deux figures majeures de l’opposition, Henri-Marie Dondra et Anicet-Georges Dologuélé, ont finalement été jugées éligibles. Tous deux faisaient l’objet de recours contestant leur conformité à l’exigence de nationalité centrafricaine exclusive désormais imposée aux candidats à la magistrature suprême.

Déjà candidat en 2020, Anicet-Georges Dologuélé s’était séparé de sa nationalité française en août pour respecter la nouvelle Constitution. Mais une décision judiciaire rendue mi-octobre l’a temporairement privé de sa nationalité centrafricaine, entraînant une bataille juridique toujours en cours. Le leader de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA) a saisi cette semaine le Comité des droits de l’homme de l’ONU, demandant l’annulation de la mesure qui invalide son certificat de nationalité.

Outre les figures politiques déjà bien établies, cinq autres candidats ont obtenu le feu vert du Conseil constitutionnel. Parmi eux, Serge Ghislain Djorie, président du Collectif d’alternance pour une nouvelle Centrafrique (CAPNCA) et ancien membre du gouvernement, ainsi qu’Aristide Briand Reboas, du Parti centrafricain pour le développement (PCD), qui tente une nouvelle fois sa chance. S’y ajoutent Eddy Symphorien Kparekouti, à la tête du Parti de l’unité et de la reconstruction (PUR), et Marcelin Yalemende, pasteur et entrepreneur.

Sur les dix dossiers déposés, trois candidatures ont été invalidées pour non-conformité aux critères requis.

Avec cette liste désormais définitive, la Centrafrique entre dans la dernière ligne droite d’une élection cruciale, marquée par les tensions politiques et les débats autour de la réforme constitutionnelle. Les prochaines semaines s’annoncent déterminantes pour un scrutin qui pourrait redessiner le paysage politique du pays.

La Rédaction

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