Alors que les effets du changement climatique se font sentir avec une intensité croissante sur le continent africain, le Tchad renforce sa présence sur la scène diplomatique internationale. Du 8 au 18 juin 2026, le pays participe aux travaux de la 64e session des organes subsidiaires de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (SB64), un rendez-vous stratégique qui prépare les grandes orientations des futures négociations climatiques mondiales.
À la tête de la délégation tchadienne, Mme Charfié Habib Doutoum, Directrice générale du Développement durable, conduit les échanges et consultations visant à défendre les priorités du pays face à l’urgence climatique. Les discussions portent sur plusieurs dossiers majeurs, notamment l’adaptation aux impacts du réchauffement climatique, la mise à jour des Contributions déterminées au niveau national (CDN), les mécanismes de transparence, la transition juste ainsi que les questions liées au financement climatique.
Dans un contexte où les pays les plus vulnérables réclament davantage de solidarité internationale, les débats sur les pertes et préjudices ainsi que sur les mécanismes de coopération prévus par l’Accord de Paris occupent également une place centrale. Pour le Tchad, fortement exposé aux phénomènes climatiques extrêmes, ces négociations constituent une opportunité cruciale de faire valoir les besoins des populations affectées et de plaider pour un accès plus équitable aux ressources financières destinées à la résilience climatique.
Aux côtés des autres délégations africaines réunies au sein du Groupe africain des négociateurs (AGN), le Tchad participe activement aux séances plénières et aux consultations techniques destinées à harmoniser les positions du continent. Cette mobilisation témoigne de la volonté des États africains de peser davantage dans les discussions internationales et d’obtenir des engagements plus ambitieux de la part des partenaires mondiaux.
Les résultats attendus de la session de Bonn serviront de base aux prochaines étapes du processus climatique international et contribueront à affiner la stratégie tchadienne en vue de la 31e Conférence des Parties (COP31), prévue en novembre 2026 à Antalya, en Turquie.
Au-delà des négociations, cette participation illustre la détermination du Tchad à transformer ses engagements climatiques en actions concrètes, tout en renforçant sa capacité à répondre aux défis environnementaux qui menacent son développement économique et social.
La Rédaction
