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Climat : le Tchad valide sa CDN 3.0 et mise sur l’action pour renforcer sa résilience

Réunis autour du ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous, les principaux acteurs concernés ont procédé à la validation politique de la troisième génération de la Contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0).

Cette nouvelle feuille de route climatique marque une étape supplémentaire dans les engagements du Tchad au titre de l’Accord de Paris. Elle intervient après plusieurs séances de travail et ateliers techniques ayant permis d’examiner et d’affiner le contenu du document avant sa validation au niveau politique.

La cérémonie a rassemblé plusieurs membres du Gouvernement, dont le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Kanabé Passalet Marcelin, ainsi que l’ambassadrice du Royaume-Uni au Tchad, Helena Owen, le représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Francis James, et des responsables des différents départements ministériels.

Avec la CDN 3.0, le Tchad entend inscrire son action climatique dans une approche à la fois environnementale, économique et sociale. Le document s’appuie sur quatre leviers : la réduction des émissions, l’adaptation aux effets du changement climatique, la mobilisation des financements et l’inclusion des différentes parties prenantes.

L’objectif affiché est notamment de parvenir à une réduction de 1,7 % des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030. Une ambition qui devra être accompagnée d’importants investissements pour renforcer la capacité du pays à faire face aux conséquences du dérèglement climatique.

Selon les données présentées dans le cadre de la CDN 3.0, plus de 14 milliards de FCFA seraient nécessaires pour financer les différentes mesures d’atténuation et d’adaptation prévues.

Pour les autorités tchadiennes, l’enjeu dépasse désormais la validation du document. Il s’agit surtout de transformer les engagements inscrits dans la CDN 3.0 en programmes et projets mesurables sur le terrain.

Le ministre Hassan Bakhit Djamous a ainsi insisté sur la nécessité de faire de cette contribution un outil opérationnel, capable d’orienter les politiques publiques et de produire des résultats tangibles au bénéfice des populations.

Cette orientation rejoint les ambitions du Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 », dans lequel la question de la résilience climatique occupe une place importante.

La mobilisation des financements constitue toutefois l’un des principaux défis de la nouvelle feuille de route. Le Gouvernement souhaite, à cet effet, renforcer la coopération avec les partenaires techniques et financiers afin de soutenir la réalisation des projets retenus.

Le secteur privé est également appelé à prendre une part plus importante dans cette dynamique, notamment à travers le financement d’initiatives liées à l’économie verte, aux énergies propres, à la gestion durable des ressources naturelles et à la résilience des communautés.

Avec cette validation politique, le Tchad dispose désormais d’un nouveau cadre pour structurer son action climatique. Le véritable défi sera désormais de passer des engagements aux investissements, des orientations aux réalisations et des ambitions aux résultats, dans un contexte où les effets du changement climatique continuent de peser sur les ressources naturelles, les activités économiques et les conditions de vie des populations.

MBAÏLEDE Trésor

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