Réunis en séance plénière ce samedi 31 octobre 2026, les membres du Cadre national de dialogue politique (CNDP) ont poursuivi les discussions sur la réforme du Code électoral. Si les échanges ont permis de rapprocher les positions sur la quasi-totalité des points examinés, la question de l’introduction du kit de vérification biométrique de l’identité des électeurs reste à approfondir.
La réforme du Code électoral poursuit son chemin au rythme des concertations politiques. Ce samedi 31 octobre 2026, le Cadre national de dialogue politique (CNDP) a tenu une nouvelle séance plénière, dans la continuité des rencontres des 24 et 28 octobre, avec pour principal enjeu l’examen des différentes dispositions relatives à la refonte du dispositif électoral.
Au fil des discussions, les participants sont parvenus à dégager un terrain d’entente sur l’ensemble des points inscrits à l’examen, traduisant une convergence de positions autour de plusieurs aspects de cette réforme. Toutefois, un dossier demeure ouvert : celui de l’introduction du kit de vérification biométrique de l’identité des électeurs. Faute de consensus définitif sur cette question, les échanges ont été renvoyés à de prochaines séances afin de permettre aux différentes parties de poursuivre les discussions.
Cette avancée, même partielle, remet en lumière l’importance du dialogue politique dans la conduite des réformes institutionnelles. Au-delà des divergences qui peuvent surgir autour des mécanismes électoraux, la recherche de compromis apparaît comme un levier essentiel pour construire des décisions concertées et favoriser leur appropriation par les différents acteurs.
À l’issue des travaux, un hommage a été rendu au sens de l’intérêt général et à l’esprit de responsabilité dont ont fait preuve les membres de la coordination du Cadre. Leur implication dans le processus de concertation a contribué à faire émerger des convergences sur les points débattus.
Désormais, l’enjeu sera de maintenir cette dynamique lors des prochaines discussions, notamment pour parvenir à une position commune sur la vérification biométrique des électeurs et aborder les autres réformes annoncées.
Car, dans un processus de réforme électorale, l’essentiel ne réside pas uniquement dans l’adoption de nouvelles dispositions, mais aussi dans la capacité des acteurs à construire des règles partagées, à travers l’écoute, la concertation et le respect des divergences. Le consensus reste ainsi le fil conducteur d’une réforme appelée à compter dans l’organisation de la vie démocratique du pays.
MBAÏLEDE Trésor
