Une nouvelle étape vient d’être franchie dans le partenariat environnemental entre Tchad et Chine, avec le lancement, ce 28 mai 2026, d’un programme de formation d’envergure dédié à la lutte contre la désertification. Pendant deux semaines, 34 techniciens et experts tchadiens suivront un cursus intensif au sein de l’Administration nationale des forêts et des prairies de Chine, mobilisée pour partager son expertise en gestion durable des terres et en restauration écologique.
Organisée du 28 mai au 10 juin, cette formation vise à doter les cadres du ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable du Tchad ainsi que du ministère des Affaires étrangères du Tchad des outils scientifiques et techniques nécessaires pour répondre à l’avancée du désert. Les modules portent sur les techniques de restauration des sols dégradés, les systèmes intégrés de gestion environnementale et les modèles d’adaptation aux dérèglements climatiques.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par l’ambassadeur du Tchad en Chine, Abakar Saleh Chahaimi, en présence de responsables chinois et de représentants diplomatiques impliqués dans l’initiative.
Fruit d’une collaboration étroite entre les autorités chinoises et tchadiennes, cette initiative bénéficie également du soutien actif de l’Ambassade de Chine au Tchad dirigée par Wang Xining, ainsi que de l’Ambassade du Tchad à Pékin. Elle s’inscrit dans le cadre des engagements conjoints visant à renforcer la résilience environnementale au Sahel, à travers l’innovation et le transfert de compétences.
S’exprimant au nom de la délégation tchadienne, Mahamat Djerou Hadine, directeur adjoint de la planification au ministère de l’Environnement, a rappelé la priorité que le Tchad accorde aux programmes de Grande Muraille verte, au reboisement communautaire et aux solutions d’adaptation climatique. Selon lui, cette formation constitue « un levier essentiel pour renforcer les capacités nationales et soutenir les efforts de préservation des écosystèmes ».
Pour sa part, l’ambassadeur Abakar Saleh Chahaimi a mis en avant l’importance de « la communauté de destin partagé », concept phare de la diplomatie chinoise, qui encourage des coopérations équitables et inclusives entre pays du Sud. Il a invité les participants à s’inspirer du modèle chinois en matière de lutte contre la désertification, salué pour ses résultats spectaculaires dans la restauration des zones arides.
Alors que le Tchad fait face à une avancée rapide du désert, cette montée en compétences arrive à un moment décisif. Les connaissances acquises en Chine devraient permettre de dynamiser les programmes nationaux de reboisement, d’améliorer la gestion des terres rurales et d’élaborer des stratégies mieux adaptées aux réalités climatiques sahéliennes.
À l’issue de cette formation, les experts tchadiens seront appelés à devenir les relais d’une nouvelle approche écologique, fondée sur l’innovation, la coopération internationale et une vision de long terme pour la protection du territoire.
La Rédaction
