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COP17 : Le Tchad hausse le ton pour obtenir des financements en faveur de la biodiversité

Face à la dégradation des écosystèmes et à l’insuffisance des ressources financières, le Tchad appelle la communauté internationale à traduire ses engagements en actions concrètes. À Erevan, le pays plaide pour un financement accessible, équitable et durable de la protection de la biodiversité.

La protection de la biodiversité ne peut reposer sur des promesses sans lendemain. C’est le message porté par le Tchad au segment de haut niveau de la 17ᵉ Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (COP17), à Erevan. Représentant le ministre de l’Environnement, le Secrétaire général du département, Koularambaye Koundja Julien, a appelé les partenaires internationaux à renforcer leur soutien financier aux pays confrontés aux défis environnementaux les plus pressants.

Au cœur de son intervention : la nécessité de donner aux engagements internationaux les moyens de produire des résultats tangibles sur le terrain.

Le Tchad dispose d’un patrimoine naturel considérable, dont dépendent les moyens de subsistance de millions de personnes. Mais cet équilibre est fragilisé par les effets du changement climatique, l’avancée de la désertification, le braconnage et la pression exercée sur les terres. Autant de menaces qui imposent une réponse ambitieuse et des investissements à la hauteur des enjeux.

Sous l’impulsion du président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, le pays a engagé plusieurs initiatives dans le cadre de son plan national de développement « Tchad Connexion 2030 ». Parmi elles figurent la stratégie nationale pour la biodiversité 2025-2030, la gestion concertée des aires protégées ainsi que la restauration des terres dégradées et des zones humides.

Malgré ces avancées, l’insuffisance des financements demeure un frein majeur à la préservation des ressources naturelles. Face à cette réalité, le représentant du Tchad a appelé à combler le déficit financier des pays en développement, conformément aux engagements internationaux prévoyant une mobilisation de 20 milliards de dollars par an d’ici à 2025, puis de 30 milliards à l’horizon 2030.

N’Djamena réclame également des mécanismes de financement plus équitables, adaptés aux contraintes des pays sahéliens et fragiles. Le Tchad insiste, par ailleurs, sur la nécessité de rendre pleinement opérationnel le Fonds de Cali, de faciliter le transfert de technologies et de renforcer les capacités nationales en matière de suivi et d’évaluation des politiques de biodiversité.

Autre priorité défendue à Erevan : une meilleure coordination des efforts internationaux en faveur de la biodiversité, du climat et de la lutte contre la désertification, notamment en perspective de la COP31 prévue à Antalya.

En réaffirmant la volonté du Tchad de travailler avec ses partenaires techniques et financiers, Koularambaye Koundja Julien a lancé un appel à la solidarité internationale. L’objectif est clair : faire en sorte que les engagements pris lors des précédentes conférences se traduisent par des réalisations concrètes dans les territoires.

Pour le Tchad, l’enjeu dépasse la seule conservation de la nature. Il concerne également la sécurité des populations, la préservation des moyens de subsistance et la transmission d’un patrimoine naturel viable aux générations futures.À Erevan, le message tchadien est sans équivoque : sans ressources prévisibles, accessibles et suffisantes, les ambitions mondiales en matière de biodiversité risquent de rester lettre morte.

MBAÏLEDE Trésor

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