La présidence française a révélé mardi que la France avait apporté un appui en matière de surveillance, d’observation et de logistique aux forces armées béninoises, dans le cadre de la tentative de putsch déjouée dimanche 7 décembre contre le président Patrice Talon. Une assistance fournie à la demande des autorités de Cotonou, selon Paris.
Selon l’Élysée, cet appui avait pour objectif de renforcer les capacités opérationnelles de l’armée béninoise face à une menace jugée sérieuse et urgente. Les détails concernant la nature exacte de la tentative de renversement n’ont pas été rendus publics, mais les autorités béninoises assuraient dès lundi que la situation était désormais « totalement sous contrôle ».
D’après la communication faite ce mardi 9 décembre, la France a mis à disposition des moyens techniques permettant d’améliorer la surveillance du territoire, ainsi qu’un soutien logistique destiné à faciliter la coordination des forces engagées dans la réponse à la tentative de coup de force.
Ni Paris ni Cotonou n’ont précisé l’identité des auteurs présumés ou l’état d’avancement de l’enquête en cours. Toutefois, la coopération sécuritaire entre les deux pays, déjà active dans la lutte contre les groupes armés dans la région, semble avoir joué un rôle déterminant dans le déroulement de l’opération.
Pour l’heure, le gouvernement béninois n’a pas encore communiqué officiellement sur l’éventualité d’arrestations ou de poursuites liées à ce coup d’État avorté. Mais les autorités affirment que la stabilité du pays n’a « jamais été menacée ».
La Rédaction
