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Crise au Parti Socialiste sans Frontières : cinq cadres exclus pour « haute trahison »

Un nouvel épisode de turbulence s’est ouvert au sein du paysage politique tchadien. Le Parti Socialiste sans Frontières (PSF) a annoncé, le 20 mai, l’exclusion immédiate de cinq de ses cadres, une mesure d’une extrême sévérité présentée comme indispensable pour protéger l’intégrité de la formation.

Dans un communiqué officiel signé depuis Paris, le Secrétaire général Gam Robert affirme que cette décision radicale s’appuie sur plusieurs dispositions du règlement interne. Le document évoque une « situation d’urgence absolue » nécessitant une action disciplinaire ferme.
Le parti accuse les responsables visés d’actes d’une gravité rare : haute trahison, association de malfaiteurs et usurpation de titre, autant de manquements susceptibles d’ébranler le fonctionnement même de la structure.

Le communiqué prononce la révocation immédiate de Koumnoguina Odering Abel, Ali Nassour, Gabnon Fatcham Evariste, Ali Toke et Badradine Ali.
Selon la direction du PSF, ces cinq cadres auraient mené des initiatives concertées « contre les intérêts du parti », en violation des textes fondateurs et des résolutions adoptées lors du deuxième congrès ordinaire.

Pour couper court à toute confusion, la direction précise que tous les actes, déclarations ou communiqués susceptibles d’être émis par les personnes exclues sont déclarés nuls et non avenus.
Le parti n’écarte pas, en outre, l’hypothèse de poursuites judiciaires « immédiates » en cas de récidive ou d’usage abusif du nom du PSF.

Cette décision éclate dans un contexte où la formation traverse une période de crispations internes. Depuis 2021, le parti est dirigé par Yaya Dillo Djerou Betchi, figure marquante de la scène politique tchadienne. Les dissensions récentes semblent avoir poussé la direction à rappeler avec force l’importance de la discipline, s’appuyant explicitement sur les résolutions du dernier congrès.

En dévoilant publiquement cette décision lourde, le PSF entend adresser un message sans ambiguïté : la cohésion et le respect des instances ne sont pas négociables.
Reste désormais à observer la réaction des personnes mises en cause et à mesurer l’impact de cette crise interne sur l’avenir du parti, alors que celui-ci tente de consolider son influence dans un paysage politique tchadien en perpétuelle recomposition.

La Rédaction

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