La décision de suspendre le bureau exécutif provincial du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) de N’Djaména provoque une vive réaction au sein de la base syndicale. Réunies en assemblée générale d’urgence ce mercredi 23 septembre 2026, les différentes cellules du SET de la capitale ont rejeté la mesure et réaffirmé leur soutien à leurs responsables provinciaux.
Face à ce qu’elles considèrent comme une décision contestable, les cellules syndicales de N’Djaména ont affiché leur détermination à défendre leurs intérêts et à préserver leurs acquis. Les participants à l’assemblée générale ont également appelé à la mobilisation des autres sections du SET afin de soutenir les enseignants de la capitale dans cette période de tension interne.
La contestation va plus loin. Les représentants des cellules réunies à N’Djaména demandent la démission du bureau exécutif national du SET, ouvrant ainsi une nouvelle séquence dans la crise qui oppose désormais les structures provinciales et la direction nationale du syndicat.
Cette fronde intervient après la suspension du bureau exécutif provincial de N’Djaména par le bureau national. Cette décision aurait notamment été motivée par des reproches liés au respect de la voie hiérarchique dans la conduite des affaires syndicales ainsi qu’à la prise d’initiatives revendicatives qui, selon la direction nationale, relèveraient de la compétence du bureau exécutif national.
En réaction, le secrétaire général du SET, Abdelkader Djibia, a affiché une position particulièrement ferme. Après la suspension du bureau provincial, il a déclaré : « Nous ne reconnaissons plus le bureau exécutif national du Syndicat des Enseignants du Tchad. »
Cette déclaration traduit l’ampleur du désaccord qui traverse désormais le syndicat. Alors que le bureau national entend maintenir son autorité sur les structures du SET, les cellules de N’Djaména revendiquent, elles, leur soutien à leurs dirigeants provinciaux et appellent à une mobilisation plus large.
La crise interne pourrait ainsi peser sur la capacité du SET à parler d’une seule voix dans les prochaines semaines, notamment sur les questions liées aux conditions de travail et aux revendications des enseignants. Pour l’heure, aucune issue consensuelle n’est annoncée entre les deux camps, laissant planer l’incertitude sur la suite de la confrontation syndicale.
MBAÏLEDE Trésor
