Douala a accueilli, du 3 au 4 mai 2026, un conclave tripartite stratégique réunissant les principaux organismes de gestion du fret du Tchad, de la République centrafricaine et du Cameroun. Une rencontre placée sous haute ambition : faire de la digitalisation un levier central de transformation du secteur des transports en Afrique centrale.
Le Bureau National de Fret Terrestre du Tchad (BGFT) était représenté au plus haut niveau par son Directeur général adjoint, le Dr Ali Allatchi Djirey, aux côtés de ses homologues régionaux, notamment le Coordonnateur général du BGFT, El-Hadj O. Oumarou, et le Directeur général du BARC, Floris Endjito. Plusieurs cadres et experts des trois institutions ont également pris part aux travaux, témoignant de l’importance stratégique accordée à cette coopération régionale.
Au cœur des échanges : le thème évocateur « L’ultime engagement pour la digitalisation effective et intégrale de la gestion des flux de transport ». Derrière cette formulation, une volonté claire se dessine : moderniser en profondeur les systèmes de gestion du fret, longtemps marqués par des procédures lourdes, fragmentées et peu interconnectées.
Les discussions ont permis de consolider les bases d’une coopération renforcée entre les trois pays, avec pour objectif commun d’accélérer la transition numérique du secteur. Une orientation qui s’inscrit dans une dynamique régionale plus large de fluidification des échanges commerciaux et d’amélioration de la compétitivité logistique en Afrique centrale.
Au-delà des engagements techniques, cette rencontre de Douala marque surtout un signal politique fort : celui d’une convergence assumée vers des systèmes de transport plus transparents, plus efficaces et mieux intégrés.
Dans un contexte où les enjeux logistiques conditionnent de plus en plus le développement économique régional, le triptyque Tchad–RCA–Cameroun entend désormais transformer les intentions en actions concrètes. La digitalisation du fret n’est plus une option, mais une urgence partagée.
La Rédaction
