Les Premiers ministres tchadien et algérien, Allah-Maye Halina et Sifi Ghrieb, ont officiellement lancé ce lundi à Farcha, dans le 1er arrondissement de N’Djamena, les travaux de construction d’une centrale thermique d’une capacité de 40 mégawatts, destinée à renforcer l’offre énergétique de la capitale.
La cérémonie de pose de la première pierre s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, parmi lesquels le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Kanabé Passalé Marcellin, ainsi que de nombreuses personnalités tchadiennes et algériennes.
Porté par l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, ce projet représente l’un des symboles les plus marquants du rapprochement entre N’Djamena et Alger. Il traduit la volonté commune des deux États de transformer leur partenariat politique en réalisations concrètes au bénéfice des populations.
Cette infrastructure énergétique intervient dans un contexte où la demande en électricité ne cesse de croître dans la capitale tchadienne. Une fois opérationnelle, la centrale devrait contribuer à réduire les déficits de production et à améliorer la stabilité de la fourniture électrique, un enjeu majeur pour les ménages, les entreprises et les services publics.
Prenant la parole à cette occasion, le Premier ministre Allah-Maye Halina a salué une initiative qui illustre la solidité des liens entre les deux nations. Il a souligné que ce chantier s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors de la récente visite officielle du Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, en Algérie.
Selon le chef du gouvernement tchadien, la réalisation de cette centrale constitue bien plus qu’un simple investissement dans le secteur de l’énergie. Elle témoigne d’une vision commune fondée sur la coopération, la solidarité et le développement partagé. Il a également insisté sur l’impact attendu de l’ouvrage pour l’amélioration des conditions de vie des citoyens et pour l’accompagnement de la croissance économique du pays.
À travers ce projet, l’Algérie réaffirme son engagement à soutenir les efforts de développement du Tchad, tandis que les autorités tchadiennes y voient un levier important pour accélérer la modernisation des infrastructures énergétiques nationales.
La future centrale de Farcha apparaît ainsi comme un jalon stratégique dans la quête du Tchad pour renforcer son autonomie énergétique et répondre aux défis de l’urbanisation et du développement industriel.
La Rédaction
