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Erevan : les dirigeants internationaux plaident pour un réinvestissement massif en faveur de la nature

Réunis dans la capitale arménienne en marge du Sommet des leaders de la nature, plusieurs responsables internationaux ont plaidé pour une meilleure orientation des flux financiers vers la protection de la biodiversité, la lutte contre les changements climatiques et la promotion d’un développement durable. Le Tchad, représenté par le ministre Hassan Bakhit Djamous, a pris part à ces échanges stratégiques.

La préservation de la nature ne dépend pas uniquement des engagements politiques, mais aussi de la manière dont les ressources financières sont mobilisées et investies. C’est autour de cet enjeu majeur qu’une table ronde de haut niveau, placée sous le thème « Financer l’avenir : aligner les flux financiers sur un développement favorable à la nature », s’est tenue à Erevan, en Arménie, en marge du Sommet des leaders de la nature.

Cette rencontre a rassemblé plusieurs personnalités de premier plan, dont le président arménien, Vahagn Khatchatourian, Valerie Hickey, directrice du département Environnement de la Banque mondiale, et Hussein Ali Mwinyi, président de la région de Zanzibar, en Tanzanie. Le ministre tchadien de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous, a également participé aux discussions consacrées aux mécanismes de financement de la transition écologique.

Au centre des échanges, une préoccupation s’est imposée : le décalage entre les besoins de financement nécessaires à la préservation du vivant et l’orientation actuelle des flux financiers mondiaux. Malgré les engagements pris en faveur de la biodiversité et du climat, les ressources disponibles ne sont pas toujours dirigées vers des activités compatibles avec la protection des écosystèmes.

Les participants ont ainsi examiné les réformes susceptibles de favoriser une allocation plus efficace des capitaux. L’objectif est de rapprocher les décisions d’investissement des impératifs environnementaux, tout en encourageant des modèles économiques capables de concilier croissance, résilience écologique et bien-être des populations.

Au-delà de la mobilisation de nouveaux financements, les discussions ont mis en lumière la nécessité de revoir les mécanismes existants afin que les investissements contribuent davantage à la restauration des milieux naturels, à la conservation de la biodiversité et à la lutte contre les dérèglements climatiques.

Cette réflexion souligne un défi essentiel pour les États et leurs partenaires : transformer les engagements environnementaux en actions concrètes, soutenues par des ressources adaptées et durablement mobilisées. Une meilleure coordination entre les pouvoirs publics, les institutions financières et les acteurs économiques apparaît ainsi déterminante pour orienter les investissements vers des activités respectueuses de la nature.

Pour les pays confrontés à une forte vulnérabilité climatique et à la dégradation de leurs ressources naturelles, l’accès à des financements appropriés constitue un enjeu stratégique. La protection des écosystèmes représente en effet un facteur important de sécurité alimentaire, de résilience des communautés et de développement économique à long terme.

La participation du ministre Hassan Bakhit Djamous à cette rencontre inscrit le Tchad dans les échanges internationaux sur l’articulation entre financement, biodiversité et développement durable. Elle offre également un cadre de dialogue sur les solutions susceptibles de renforcer les moyens consacrés à la protection du patrimoine naturel.

À Erevan, le message central est clair : préserver la nature exige non seulement des ambitions affichées, mais aussi des choix financiers cohérents. L’avenir de la biodiversité dépendra, en partie, de la capacité des acteurs publics et privés à faire des investissements un véritable instrument de transition écologique.

MBAÏLEDE Trésor

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