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États-Unis : la Maison-Blanche renonce à l’offensive et bascule en posture défensive face à l’Iran

La diplomatie américaine a tenté, mardi, de mettre un terme à l’un des épisodes les plus inflammables de la confrontation avec Iran. Depuis la salle de presse de la Maison-Blanche, le secrétaire d’État Marco Rubio a annoncé que la phase offensive du conflit était « définitivement terminée », entérinant un virage stratégique majeur.

« L’opération Fureur épique est finie, comme le président l’a rappelé au Congrès. Nous avons dépassé cette étape », a-t-il déclaré, confirmant l’arrêt de la campagne militaire menée ces dernières semaines contre Téhéran. Une prise de position qui fait écho aux signaux envoyés par Donald Trump, déterminé selon ses conseillers à réorienter l’action américaine vers la sécurisation des routes maritimes plutôt que vers l’escalade directe.

Washington passe désormais en mode strictement « défensif ». Cette nouvelle phase, baptisée Projet Liberté, vise à protéger le trafic maritime et à assister les équipages bloqués dans le détroit d’Ormuz, véritable goulet d’étranglement dont la fermeture partielle a ébranlé l’économie mondiale. Rubio a indiqué que dix civils avaient déjà perdu la vie en raison des entraves imposées par l’Iran à ce passage clé du commerce pétrolier.

« Notre objectif est clair : porter secours et sécuriser les navires », a insisté le secrétaire d’État, présentant l’initiative comme une démarche à la fois humanitaire et stratégique. Il assure que les forces américaines ne tireront pas les premières, tout en avertissant que toute attaque contre les unités engagées dans Projet Liberté recevra une riposte « d’une efficacité mortelle ».

Ce repositionnement pourrait apaiser momentanément les tensions, sans toutefois dissiper le risque d’un embrasement. Dans un contexte où chaque incident maritime peut devenir un détonateur, prudence et vigilance dominent désormais à Washington comme dans les capitales du Moyen-Orient. La fin de Fureur épique ne ferme pas la porte au danger : elle en redéfinit simplement les contours.

La Rédaction

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