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Féminicide au Salamat : le meurtre d’une femme enceinte à Kachkhacha déclenche une onde de choc nationale

Un nouveau drame d’une rare brutalité a frappé la Province du Salamat dans la nuit du 23 mai 2026. À Kachkhacha, une femme enceinte a perdu la vie dans des circonstances atroces. Les premiers éléments évoquent un acte de violence conjugale dont le principal suspect serait son propre époux. La tragédie, qui a coûté la vie à la mère et à l’enfant qu’elle portait, a provoqué une onde de choc dans tout le pays.

Face à l’horreur de ce crime, la Ministre de la Femme et de la Petite Enfance, Mme Kitoko Gata Ngoulou a réagi avec force dans un communiqué rendu public le 29 mai 2026. La ministre d’État s’est dite « profondément indignée et émue » par ce qui s’apparente à un féminicide, qualifiant les faits « d’atteinte insupportable au droit à la vie et à la dignité humaine ».

Ce meurtre vient douloureusement rappeler l’ampleur des violences basées sur le genre (VBG), toujours nombreuses malgré les campagnes de prévention et les dispositifs institutionnels. Pour les organisations de défense des droits des femmes, ce drame s’ajoute à une longue liste de violences souvent invisibles, étouffées par le silence, la peur ou la honte.

Selon des acteurs locaux, la mort de cette jeune femme enceinte a profondément bouleversé sa communauté. Les proches décrivent une « double perte insupportable », celle d’une mère et d’une vie à naître. Une violence « qui heurte la conscience collective », souligne la Ministre, appelant à une mobilisation nationale urgente.

Dans son communiqué, la ministre d’État a exhorté les forces judiciaires et sécuritaires à conduire une enquête « rigoureuse, approfondie et impartiale » afin d’établir toutes les responsabilités. Elle insiste sur la nécessité de rendre justice « avec célérité » pour éviter que ce drame ne rejoigne la liste des crimes oubliés ou impunis.

Cette prise de position ferme vise également à envoyer un signal clair : les violences faites aux femmes ne peuvent plus être tolérées, minimisées ou banalisées. « Chaque acte de violence perpétré contre une femme est un affront à l’humanité », précise le texte.

Dans un message empreint d’humanité, la ministre d’État adresse ses condoléances à la famille endeuillée et à toute la communauté de Kachkhacha. Elle affirme la disponibilité totale de son ministère pour accompagner les proches et renforcer les actions de protection dans la région.

Mais au-delà de la compassion, l’appel est politique et social : le ministère demande à toutes les composantes de la société, autorités locales, chefs communautaires, familles, citoyens, d’adopter une tolérance zéro face aux violences basées sur le genre. La vigilance, la dénonciation et la solidarité sont présentées comme des piliers indispensables pour briser le cycle de la violence.

Ce drame survient à un moment où plusieurs organisations réclament un renforcement du cadre légal, une amélioration des mécanismes de prise en charge et une meilleure protection des femmes dans les zones rurales. Le ministère assure rester « pleinement mobilisé » avec ses partenaires pour intensifier la prévention, garantir l’accès à la justice et promouvoir la dignité de chaque femme.

Le meurtre de Kachkhacha n’est pas seulement un fait divers tragique ; il devient un symbole. Celui d’un combat encore loin d’être gagné, mais qui, plus que jamais, appelle l’engagement de tous.

La Rédaction

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