A quelques mois du Forum Africain de l’Eau, prévu les 15 et 16 juillet 2026, les autorités du Tchad multiplient les actions pour faire de ce rendez-vous continental un tournant stratégique. Un point de presse conjoint, tenu à N’Djamena, a marqué un moment clé de cette mobilisation nationale.
Face aux médias, le Ministre d’État en charge des Finances, de l’Économie et de la Planification, Tahir Hamid Nguilin, a rappelé que l’attribution de l’organisation du forum au Tchad n’était pas le fruit du hasard. Selon lui, ce choix traduit une reconnaissance internationale : celle d’un pays qui place désormais la sécurité hydrique au cœur de son projet de développement et de stabilisation.
À ses côtés, le Représentant Résident de la Banque mondiale au Tchad, Farouk Banna Mollah, a salué l’engagement des autorités tchadiennes et mis en avant un partenariat qualifié de « stratégique et durable ».
Les échanges ont permis de revenir sur les programmes menés conjointement par le Tchad et la Banque mondiale dans le domaine de l’eau. L’initiative Water Forward, inscrite dans une dynamique continentale d’accès universel à l’eau potable, constitue l’un des piliers de cette coopération. Elle s’articule avec les priorités nationales définies dans le Plan de développement Tchad Connexion 2030, qui ambitionne une gestion modernisée, résiliente et inclusive des ressources hydriques.
Le Ministre d’État a insisté sur un point : sans gouvernance efficace de l’eau, aucun progrès durable n’est possible, ni dans l’agriculture, ni dans l’énergie, ni dans la cohésion sociale. D’où, selon lui, l’importance de transformer les visions politiques en programmes concrets et mesurables.
Pendant deux jours, la capitale N’Djamena réunira responsables gouvernementaux africains, bailleurs internationaux, experts, acteurs du secteur privé et organisations de la société civile. Objectif : bâtir une feuille de route continentale où les engagements ne resteront plus au stade des déclarations, mais se traduiront par des actions réalistes, financées et suivies.
En accueillant ce forum, le Tchad entend non seulement affirmer son leadership sur les questions hydriques, mais aussi encourager de nouveaux investissements structurants, indispensables dans un contexte de vulnérabilités climatiques croissantes.
Le compte à rebours est lancé. Pour les autorités tchadiennes comme pour leurs partenaires, l’enjeu dépasse le simple événement : il s’agit d’un moment décisif pour accélérer la transformation du secteur de l’eau en Afrique. Et N’Djamena entend bien en être le moteur.
La Rédaction
