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Forum africain de l’eau : Hassan Bakhit Djamous appelle les États africains à unir leurs efforts autour des ressources hydriques

Au cœur des débats du Forum africain de l’eau, le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous, a lancé un appel fort en faveur d’une gouvernance commune des ressources hydriques transfrontalières. Devant les ministres africains, les partenaires techniques et financiers ainsi que les représentants des organisations internationales, il a plaidé pour une coopération régionale renforcée afin de répondre aux défis croissants liés à l’eau en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Prenant la parole lors de la session consacrée à « L’eau pour la planète : un pacte régional pour les bassins transfrontaliers d’Afrique de l’Ouest et du Centre », le ministre a rappelé que les grands bassins fluviaux africains constituent un patrimoine stratégique dont dépend l’avenir économique, social et environnemental de millions de personnes.

Selon lui, les ressources en eau sont aujourd’hui confrontées à une accumulation de menaces : effets du changement climatique, pression démographique, irrégularité des précipitations, dégradation des écosystèmes et multiplication des tensions autour du partage des ressources. Une situation qui, a-t-il souligné, exige des réponses collectives dépassant les frontières nationales.

Pour le gouvernement tchadien, la préservation de ces bassins ne relève plus uniquement des politiques environnementales, mais constitue désormais un enjeu majeur de sécurité, de stabilité et de développement durable. Le ministre a insisté sur la nécessité d’une gestion concertée des eaux transfrontalières, fondée sur la solidarité entre les États et la recherche de bénéfices partagés.

Évoquant la situation du Tchad, Hassan Bakhit Djamous a rappelé que le pays demeure confronté à d’importants défis d’accès à l’eau potable, malgré les progrès enregistrés. Cette réalité a conduit les autorités à faire de la sécurité hydrique l’une des priorités du Plan National de Développement « Tchad Connexion 2030 », avec une stratégie articulée autour de la résilience climatique, de la consolidation de la paix par la gestion de l’eau et du renforcement du cadre juridique national et international.

Le ministre a également mis en avant les engagements du Tchad au sein des mécanismes régionaux de coopération, notamment à travers son implication dans la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT), ainsi que son adhésion à plusieurs conventions internationales relatives à la gestion des ressources en eau transfrontalières.

Face aux défis communs auxquels sont confrontés les pays africains, il a appelé les participants à dépasser les déclarations d’intention pour privilégier des actions concrètes. Parmi les priorités évoquées figurent l’harmonisation des politiques nationales de l’eau, la mobilisation de financements durables pour les infrastructures hydrauliques et le renforcement des institutions de bassin afin d’améliorer la gouvernance des ressources partagées.

En accueillant ce Forum africain de l’eau, le Tchad entend ainsi conforter son rôle dans la promotion d’une coopération régionale capable de faire de l’eau non plus une source de vulnérabilité, mais un véritable facteur d’intégration, de paix et de prospérité pour les peuples d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Les conclusions attendues de cette session devraient nourrir les engagements des États en faveur d’un pacte régional destiné à préserver durablement les ressources hydriques, tout en garantissant un accès plus équitable à l’eau pour les générations présentes et futures.

MBAÏLEDE Trésor

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