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Francophonie : Le Tchad représenté à Kigali par la Ministre déléguée Fatimé Aldjineh Garfa

Le Tchad a officiellement pris part à la 46 Conférence ministérielle de la Francophonie, inaugurée ce mercredi dans la capitale rwandaise. Le pays y est représenté par Mme Fatimé Aldjineh Garfa, Ministre déléguée auprès du Ministre des Affaires étrangères et chargée de l’Intégration africaine. Cette rencontre d’envergure rassemble de hauts responsables politiques, diplomatiques et institutionnels issus de l’ensemble des États et gouvernements francophones.

La session de cette année intervient dans un climat international marqué par de profondes transformations et par des incertitudes sur les plans géopolitique, économique et social. Placée sous le thème : « 30 ans après la Conférence de Beijing : la contribution des femmes dans l’espace francophone », elle met en lumière la place des femmes dans les processus décisionnels et souligne leur rôle central dans la stabilité et le développement durable.

Dès l’ouverture des travaux, les échanges ont porté sur la nécessité d’accroître la présence des femmes dans les domaines clés : gouvernance, diplomatie, culture, construction de la paix et développement durable. Les participants ont reconnu les avancées enregistrées depuis l’adoption de la Déclaration de Beijing en 1995, tout en notant que de profondes disparités persistent encore dans plusieurs pays.

Prenant la parole au nom du Tchad, Mme Fatimé Aldjineh Garfa a rappelé les progrès accomplis dans le pays au cours des trente dernières années. Elle a souligné que les femmes, « représentant plus de la moitié de la population et jouant un rôle fondamental dans l’économie rurale », ont bénéficié de politiques publiques renforcées, soutenues par les organisations de la société civile et par les partenaires du développement.

Cependant, la Ministre déléguée a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts face à des défis qui demeurent importants : poids des traditions patriarcales, obstacles à l’accès aux soins de santé reproductive, ou encore difficultés limitant l’autonomisation économique des femmes. Elle a plaidé pour une mobilisation accrue au sein de la Francophonie afin de transformer ces contraintes en opportunités.

« Ces défis ne sont pas une fatalité, mais un appel collectif à intensifier notre action. C’est par la solidarité francophone que nous pourrons avancer », a-t-elle déclaré.

La session s’est conclue par l’annonce de la prochaine réunion du Conseil Permanent de la Francophonie (CPF), prévue à Paris le 1ᵉʳ juillet 2026. Cette échéance constituera un nouveau moment clé pour évaluer les engagements pris à Kigali et approfondir les initiatives en faveur de l’égalité de genre et de la coopération francophone.

La Rédaction

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