La scène politique gabonaise a démarré l’année sur une note particulièrement dynamique. Jeudi 1ᵉʳ janvier, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a officialisé la formation d’un nouveau gouvernement, marquant une étape clé après les élections législatives et locales organisées à l’automne dernier.
En l’espace d’une journée, trois décrets présidentiels sont venus remodeler les hautes sphères de l’État.
Le premier acte a porté Hugues Alexandre Barro Chambrier à la vice-présidence de la République, un poste stratégique resté vacant depuis le début de la Transition.
Le second décret a confirmé une montée en puissance attendue : Hermann Immongault, jusque-là ministre de l’Intérieur et figure centrale dans l’organisation des scrutins de 2024, devient vice-président du gouvernement. Un rôle assimilé à celui de Premier ministre, qui consacre son influence et son implication dans la conduite du processus électoral.
Enfin, le troisième texte a rendu publique la composition du nouveau gouvernement gabonais, qui compte désormais 31 ministres, soit un de plus que la précédente équipe. Parmi eux, 10 femmes et 21 hommes, une répartition qui témoigne d’une volonté d’équilibre, même si la parité reste encore lointaine.
Cette restructuration marque une nouvelle phase, où l’exécutif cherche à consolider ses fondations après les élections et à préparer les prochaines étapes politiques.
Avec ces nominations, le président Oligui Nguema semble vouloir conjuguer continuité, récompense de la loyauté et ouverture à de nouvelles compétences, afin d’aborder 2026 avec un appareil gouvernemental renforcé.
La Rédaction



Laisser un commentaire