Invité ce 2 janvier 2026 sur Radio France Internationale (RFI), le Secrétaire général du parti Les Transformateurs, Dr Tog-Yeum Nagorngar Toguy Gori, a apporté un éclairage juridique tranchant sur la polémique autour d’une éventuelle grâce présidentielle concernant l’ancien Premier ministre Dr Succès Masra, actuellement visé par une procédure judiciaire encore en cours.
Dès le début de l’entretien, il a tenu à dissiper toute ambiguïté : la grâce présidentielle ne peut intervenir qu’au terme d’un processus judiciaire complet.
« La grâce présidentielle ne peut être prononcée que lorsque le processus est terminé et que la condamnation est définitive. Ce qui n’est pas le cas dans le dossier Masra. Donc il n’y avait pas de logique à s’attendre à une grâce présidentielle… », a-t-il insisté.
Pour Dr Toguy Gori, évoquer dès maintenant cette possibilité relève d’un « amalgame » et d’une tentative de détourner l’opinion des véritables enjeux politiques et institutionnels. Il souligne qu’aucune décision du chef de l’État ne peut se substituer à un verdict de justice encore en construction.
Le numéro deux des Transformateurs rappelle toutefois qu’une autre option demeure juridiquement possible :
« Le dossier de Dr Succès Masra peut au contraire faire l’objet d’une amnistie. Le président de la République, dans son âme et conscience, peut prendre une ordonnance afin de traduire sa main tendue », a-t-il précisé
En réaffirmant la ligne officielle des Transformateurs, Dr Toguy Gori souligne que le sort de Dr Succès Masra demeure, pour l’heure, du ressort exclusif de la justice tchadienne, loin de toute hypothèse de clémence présidentielle prématurée.
La Rédaction
