À Mongo, l’absence de pluies suffisantes nourrit une inquiétude grandissante dans une région où l’agriculture et l’élevage dépendent fortement des conditions climatiques. Pour conjurer cette incertitude, la population s’est retrouvée ce samedi 15 août à la place Nagassala autour d’un moment de recueillement : la prière de l’Istisqâ, traditionnellement célébrée pour implorer la pluie.
Dès les premières heures, responsables locaux, fidèles et habitants ont convergé vers le site de prière. Conduite par l’imam Abakar Adanak, la cérémonie a été marquée par l’accomplissement de deux raka’at, suivies d’invocations adressées à Dieu afin que les cieux s’ouvrent à nouveau et que les précipitations viennent soulager les terres.
Au-delà de sa dimension religieuse, cette mobilisation traduit une préoccupation profondément ancrée dans le quotidien des populations. Dans le Guéra, la régularité des pluies conditionne directement les perspectives de récoltes, l’accès au pâturage et, plus largement, les moyens de subsistance de nombreuses familles.
Dans son sermon, l’imam Abakar Adanak a appelé les fidèles à renforcer leur foi, mais également à cultiver la solidarité et l’entraide. Un message qui dépasse le seul cadre du rituel religieux, alors que les difficultés climatiques peuvent accentuer les vulnérabilités économiques et sociales.
La démarche ne s’arrêtera pas à cette seule journée. Les prières collectives de l’Istisqâ se poursuivront durant trois jours, jusqu’au 17 août, dans l’espoir d’un changement des conditions météorologiques.
À Mongo, le ciel demeure donc au centre des préoccupations. Entre espérance spirituelle et attente de pluies salvatrices, la communauté prie pour que la saison agricole puisse encore tenir ses promesses.
MBAÏLEDE Trésor
