Du 3 au 5 avril, loin du tumulte de N’Djamena, la colonie de vacances organisée par la commune du 1er Arrondissement a pris des allures de laboratoire pédagogique. Dans la province du Hadjer Lamis, 33 meilleurs élèves ont vécu une parenthèse hors du temps, rassemblés autour d’un feu de camp dont les étincelles semblaient raviver curiosité, confiance et soif d’apprendre.
Autour des élèves : leurs encadreurs, des représentants des parents d’élèves et le staff communal, tous réunis dans une même volonté de transmettre. Sous le regard attentif du maire, Djamal Yaya Moussa, les jeunes ont été plongés dans un programme alternant récits, contes traditionnels, jeux de questions-réponses et concours de danse. Une pédagogie à la fois ludique et structurante, où chaque activité devenait prétexte à apprendre, argumenter, écouter, réfléchir.
Très vite, les veillées ont dépassé le simple divertissement. Le feu, crépitant au centre du cercle, a ouvert un espace de parole libre et bienveillant. Les élèves y ont pris confiance, ont osé défendre leurs idées, questionner, raconter. Les rires circulaient, les regards s’illuminaient, les barrières tombaient. Une dynamique collective s’est installée : s’écouter, s’encourager, apprendre les uns des autres.
Les encadreurs, eux, accompagnaient discrètement ces échanges, observant émerger leadership, créativité et esprit critique. Les parents présents ont découvert un autre visage de leurs enfants, celui qui s’exprime quand l’environnement encourage et valorise. Quant à la commune, elle a mesuré à quel point ces moments renforcent l’éducation citoyenne qu’elle souhaite promouvoir.
Pensé comme un simple séjour de détente, cet événement s’est mué en véritable expérience fondatrice. Au fil des veillées, des talents se sont révélés, des vocations ont semblé naître, une confiance nouvelle s’est installée.
Pour ces 33 élèves, Hadjer Lamis ne restera pas seulement un décor. Ce sera le souvenir d’un lieu où ils ont été écoutés, respectés, mis en lumière. Là où l’on a cru en eux.
À Hadjer Lamis, le feu de camp n’a pas seulement éclairé la nuit.
Il a éclairé des esprits et peut-être déjà tracé quelques destinées.
MBAÏLEDE Trésor
