Suite à un incident armé ayant opposé une unité des Forces de soutien rapide (FSR) soudanaises à des éléments de l’armée tchadienne, le mouvement paramilitaire a publié un communiqué officiel dans lequel il présente ses excuses au Tchad et à son président, Mahamat Idriss Déby Itno. Les FSR évoquent une « erreur opérationnelle » et annoncent l’ouverture d’une enquête interne.
Selon le communiqué diffusé le lundi 19 janvier 2026, les affrontements se seraient produits à l’intérieur du territoire tchadien, dans une zone frontalière particulièrement sensible et difficile à cartographier. Les FSR affirment que leurs unités auraient pénétré involontairement au Tchad lors de la poursuite de groupes armés accusés de chercher à attiser les tensions entre les deux pays.
Les Forces de soutien rapide ont présenté leurs condoléances aux familles des victimes et exprimé leur compassion envers les blessés. Elles ont également réaffirmé leur respect pour la souveraineté du Tchad, ainsi que pour ses frontières internationalement reconnues.
Dans le même texte, le mouvement salue les efforts du gouvernement tchadien dans la gestion de la crise humanitaire soudanaise, notamment l’accueil de milliers de réfugiés fuyant les violences au Darfour. Les FSR soulignent aussi le rôle croissant du président Mahamat Idriss Déby Itno dans les initiatives de médiation régionales, des efforts qui lui ont récemment valu des distinctions continentales.
Le communiqué accuse certaines factions armées de chercher à provoquer une crise diplomatique entre le Soudan et le Tchad. Selon les FSR, ces groupes utiliseraient la frontière comme refuge afin de créer des incidents susceptibles de déstabiliser l’ensemble de la région sahélienne.
Les FSR affirment que le délai de publication de leur communiqué est dû à la nécessité de vérifier rigoureusement les faits. Une enquête interne est désormais en cours pour déterminer les responsabilités, et le mouvement promet des sanctions contre tout membre dont les actes ou négligences seraient avérés.
Le message se conclut sur une note apaisante : « Rien n’est plus beau que la paix », une formule qui se veut un signal de détente après un incident qui aurait pu dégénérer en crise majeure entre les deux pays voisins.
La Rédaction
