Le secteur industriel tchadien pourrait bientôt enregistrer un investissement d’envergure. Le Groupe Industriel des Ciments d’Algérie (GICA), acteur majeur de la filière cimentière en Afrique du Nord, a entamé une mission d’évaluation au Tchad afin d’examiner les opportunités d’implantation d’une unité de production sur le territoire national.
Reçue le 1er juin par le ministre du Commerce et de l’Industrie, Dr Guibolo Fanga Mathieu, la délégation algérienne est venue sonder le potentiel du marché tchadien et analyser les conditions favorables à un projet industriel susceptible de renforcer les capacités locales de production de ciment.
Conduite par l’ambassadeur d’Algérie au Tchad, Fayçal Djaouti, et par le directeur du Développement industriel de GICA, Zeboudj Merzak, la mission s’inscrit dans la dynamique du Plan National de Développement « Tchad Connexion 2030 », qui fait de l’industrialisation un levier stratégique de transformation économique.
Au cœur des discussions figure l’éventualité du transfert vers le Tchad d’une ligne de production actuellement exploitée dans la région d’Adrar, en Algérie. Avant toute décision, les experts du groupe entendent examiner plusieurs paramètres déterminants, notamment la disponibilité des matières premières, les infrastructures de transport, l’approvisionnement énergétique ainsi que la rentabilité économique du projet.
Cette phase exploratoire permettra d’établir un diagnostic précis du climat d’investissement et des exigences techniques nécessaires à la mise en œuvre d’une telle initiative. Les responsables tchadiens et algériens ont également évoqué les mécanismes d’accompagnement ainsi que les étapes à franchir pour transformer cette ambition industrielle en réalité.
Pour le Tchad, l’arrivée éventuelle de GICA représenterait bien plus qu’un simple investissement. Elle pourrait contribuer à réduire la dépendance aux importations de matériaux de construction, stimuler la création d’emplois qualifiés et favoriser l’émergence d’un tissu industriel plus compétitif.
À travers cette démarche, les autorités tchadiennes poursuivent leur stratégie d’attraction des investisseurs étrangers, avec l’objectif de développer des industries capables de soutenir la croissance économique et d’accompagner les grands projets d’infrastructures prévus dans les prochaines années.
Si les études en cours aboutissent favorablement, le projet pourrait marquer une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération économique entre le Tchad et l’Algérie, tout en ouvrant des perspectives prometteuses pour l’essor de l’industrie manufacturière nationale.
La Rédaction
