Le long travail de recherche se poursuit alors que les autorités ont affirmé que des dizaines de personnes étaient encore portées disparues dans la région de Valence
Selon les derniers chiffres communiqués par les autorités espagnoles, au moins 205 personnes sont mortes dans les inondations qui frappent l’Espagne depuis ce mardi. De nombreux disparus sont encore recherchés par les autorités, ce qui laisse penser que le bilan pourrait encore s’alourdir.
Si les conditions météorologiques s’améliorent, des pluies sont encore attendues ces prochains jours en Catalogne et dans la région de Valence, la plus touchée du pays.
Pour faire face à la situation, 500 soldats supplémentaires ont été déployés vendredi matin dans la région et 500 autres le samedi dernier, ont annoncé le Président de la région de Valence, Carlos Mazon, et le Ministre de l’intérieur, Fernando Grande-Marlaska. Ces renforts porteront à 2 200 le nombre de militaires déployés dans la région de Valence.
Les autorités ont appelé les volontaires à rester chez eux. Des milliers de personnes ont quitté à pied Valence, ville qui n’a pas été affectée par les inondations, pour se rendre dans les localités voisines dévastées et aider la population. « Il est impératif, impératif, qu’ils rentrent chez eux » pour ne pas gêner la circulation, a fait savoir le président de la région de Valence, Carlos Mazon, ajoutant qu’il envisageait des mesures de restriction « non seulement pour les véhicules, mais aussi pour les piétons ».
Si le soleil a brillé vendredi sur Valence, la vigilance météorologique restait de mise dans certaines zones du sud de l’Espagne.
La ministre de la défense, Margarita Robles, a assuré que le gouvernement était prêt à envoyer sur place « les 120 000 hommes de l’armée s’il le faut » et à les y laisser aussi longtemps qu’il le faudra. L’armée a pour priorités de rouvrir les routes pour permettre l’acheminement de l’aide, notamment alimentaire, mais aussi d’aider à la recherche des personnes portées disparues, dont le nombre exact n’est pas connu, mais est très élevé.
Le gouvernement avait reconnu jeudi qu’il y en avait « des dizaines et des dizaines », laissant présager un bilan humain beaucoup plus lourd.
Par ailleurs, les rescapés doivent faire face à des actes de pillage et à des vols. La police a ainsi annoncé avoir déjà arrêté 50 personnes.
