Au Kenya, des pluies diluviennes ont plongé le pays dans une crise humanitaire majeure, faisant au moins 45 morts et provoquant des destructions massives, selon les forces de l’ordre. La capitale Nairobi est l’épicentre du drame, où rues et quartiers entiers ont été avalés par des torrents de boue et d’eau.
Samedi, la police recensait déjà 23 morts dans la capitale, tandis que les équipes de secours poursuivaient leurs opérations pour extirper des corps et venir en aide à des habitants bloqués. Le quotidien The Standard évoquait dimanche un bilan encore plus lourd : 26 victimes à Nairobi, plus de 50 000 personnes contraintes de fuir leur domicile et plusieurs disparus.
Les pluies torrentielles qui se sont abattues vendredi soir ont littéralement transformé les grandes artères de Nairobi en rivières furieuses. Des milliers d’habitations et de commerces ont été envahis par les eaux, entraînant des dégâts colossaux, aussi bien dans les bidonvilles que dans les quartiers aisés.
Dans les comtés voisins, des centaines de foyers ont été détruits et de vastes terres agricoles noyées. La Kenya Red Cross évoque une situation « catastrophique ».
Un autre bilan gouvernemental, partagé dimanche par Geoffrey Ruku, fait état de 42 morts et de 172 véhicules emportés, révélant l’ampleur des dégâts matériels.
Ces évènements s’inscrivent dans une tendance inquiétante : de nombreuses études soulignent l’augmentation des épisodes climatiques extrêmes en Afrique de l’Est au cours des deux dernières décennies.
La Rédaction



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