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Justice transitionnelle : l’Assemblée nationale ouvre la voie à un nouveau partenariat avec l’ICTJ

La justice transitionnelle s’invite au cœur des débats institutionnels au Tchad. Le Président de l’Assemblée nationale, Ali Kolotou Tchaïmi, a reçu ce lundi, au Palais de la Démocratie, une délégation du Centre international pour la justice transitionnelle (ICTJ), conduite par le Médiateur de la République, l’Ambassadeur Saleh Kebzabo.

Cette rencontre intervient dans un contexte où les questions de paix, de réconciliation et de cohésion nationale occupent une place importante dans le processus de consolidation de l’État de droit. Au centre des discussions : le renforcement des relations entre les autorités tchadiennes et l’ICTJ, mais également l’élaboration d’un projet de loi destiné à encadrer le statut juridique de l’organisation dans le pays.

Au-delà des considérations institutionnelles, les représentants de l’ICTJ ont présenté les principales actions réalisées au cours des douze derniers mois. Une mission conduite dans huit provinces a notamment permis à l’organisation d’aller à la rencontre des communautés, d’expliquer son approche et surtout de recueillir leurs perceptions, préoccupations et attentes autour de la justice transitionnelle.

Une démarche de proximité qui semble avoir retenu l’attention du Parlement. Le président de l’Assemblée nationale a exprimé son intérêt pour cette initiative, tout en soulignant que toute éventuelle évolution législative devra suivre le cadre constitutionnel et les procédures prévues par la loi.

Pour les autorités parlementaires, la réussite d’un processus de justice transitionnelle ne saurait se limiter aux textes et aux institutions. Elle doit également s’appuyer sur une participation suffisamment large des différentes composantes de la société tchadienne.

L’accent est ainsi mis sur la nécessité de prendre en compte les réalités locales et les attentes exprimées par les populations, afin de favoriser une démarche susceptible de contribuer durablement à la paix et à la cohésion nationale.

À l’issue de l’audience, l’Ambassadeur Saleh Kebzabo a qualifié les échanges de « très productifs », laissant entrevoir une poursuite des discussions.

Les prochaines étapes devraient notamment passer par des séances techniques avec les structures compétentes de l’Assemblée nationale. Objectif : approfondir les propositions, examiner les contours du futur cadre juridique et définir les conditions d’un partenariat plus structuré entre le Tchad et l’ICTJ.

À travers cette dynamique, la justice transitionnelle apparaît ainsi comme un chantier à la fois juridique, institutionnel et sociétal, dont l’enjeu dépasse l’adoption d’un simple texte : il s’agit de consolider les bases d’une paix durable et d’un vivre-ensemble renforcé.

MBAÏLEDE Trésor

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