La Commission nationale des droits de l’homme du Tchad (CNDH) a franchi une étape importante. Elle vient d’obtenir le statut B à la suite d’un examen réalisé le 27 octobre 2025 à Genève par le Sous-Comité d’accréditation des institutions nationales des droits de l’homme.
Selon le président de la CNDH, Belngar Larmé Jacques, cette décision montre que le travail de l’institution est reconnu au niveau international. Le statut B signifie que la CNDH progresse vers une meilleure conformité avec les Principes de Paris, qui définissent les règles de fonctionnement des institutions de défense des droits humains.
Cependant, le Sous-Comité a aussi formulé quatre recommandations pour aider la CNDH à devenir plus indépendante et plus efficace. Il lui demande :
- De mieux communiquer sur les droits humains, surtout dans le contexte politique actuel du Tchad ;
- De demander la révision de la loi N°028/PR/2018, afin de pouvoir effectuer des visites surprises dans les lieux de détention ;
- De garantir des mandats clairs et stables pour les commissaires ;
- Et de faire en sorte que ses rapports soient discutés au Parlement pour plus de transparence.
Le Sous-Comité a également encouragé la CNDH à participer davantage aux réunions internationales sur les droits humains, afin de renforcer sa visibilité et ses échanges avec d’autres institutions.
En réponse, Belngar Larmé Jacques a affirmé que la CNDH compte appliquer toutes ces recommandations, notamment celle concernant la révision de la loi. Il a aussi remercié les autorités tchadiennes et les partenaires techniques et financiers pour leur soutien.
« La CNDH va continuer à renforcer ses capacités et à œuvrer pour la promotion et la protection des droits humains au Tchad », a déclaré son président.
La Rédaction



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