La Confédération des États du Sahel (AES) a exprimé, ce jeudi, sa profonde indignation après l’attaque militaire menée par les États‑Unis sur le territoire de la République bolivarienne du Venezuela, qui a conduit à l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse par des forces américaines. Dans un communiqué officiel émis depuis Ouagadougou, l’organisation a qualifié l’opération de violation flagrante du droit international et de menace pour l’ordre mondial.
Selon le document diffusé par l’AES, l’usage de la force par un État contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre pays représente une « ingérence inacceptable » et constitue un acte d’agression. L’organisation insiste sur l’attachement inconditionnel au respect des principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies, dont le principe de non‑ingérence dans les affaires intérieures des États.
L’attaque américaine, exécutée début janvier lors d’une vaste opération qualifiée par Washington d’action contre le « narco‑terrorisme », a été sanctionnée par une large controverse internationale. Des frappes aériennes et des interventions des forces spéciales ont non seulement abouti à la capture de Maduro et de son épouse Cilia Flores, mais ont également causé des pertes humaines importantes, selon les autorités vénézuéliennes et les observateurs internationaux.
L’AES appelle explicitement le Conseil de sécurité des Nations Unies à condamner l’action militaire des États‑Unis et à œuvrer au rétablissement de la légalité internationale. Selon le communiqué, il est impératif que l’instance garante de la paix et de la sécurité internationales assume pleinement ses responsabilités face à ce qu’elle considère comme une atteinte grave à l’ordre multilatéral.
La Confédération des États du Sahel réaffirme dans sa déclaration son attachement à un ordre mondial fondé sur le respect et l’égalité souveraine des États. Elle exprime également sa solidarité avec le peuple vénézuélien, dont la souveraineté a été, selon elle, bafouée par une opération militaire unilatérale menée par un membre permanent du Conseil de sécurité.
Le communiqué se conclut sur un plaidoyer en faveur du multilatéralisme et du strict respect du droit international pour garantir la paix et la sécurité collective. Cette position reflète les inquiétudes partagées par plusieurs acteurs internationaux, notamment des États tiers et des organisations de défense des droits humains, qui ont souligné les risques qu’une telle intervention fasse jurisprudence et déstabilise davantage le système international.
La Rédaction
