Un nouveau souffle pourrait bien traverser les plaines agricoles tchadiennes. Le 17 février, un accord de financement crucial a été signé à N’Djamena entre Patrick Egloff et le directeur général de l’Institut tchadien de recherche agronomique pour le développement, Abdelkhadir Attidjani Koiboro. À travers ce partenariat, Suisse consent une enveloppe de 450 millions de francs CFA destinée à doper la production nationale de semences sur une période de trois ans.
L’accord, paraphé dans les locaux dudit institut, marque une étape stratégique dans la coopération que Berne entretient depuis des années avec Tchad. L’objectif est clair : renforcer l’autonomie agricole du pays en améliorant la disponibilité, la qualité et la performance des semences, un levier déterminant pour affronter l’insécurité alimentaire persistante.
Au-delà de l’apport financier, ce programme triennal ambitionne de professionnaliser davantage les acteurs de la filière, d’équiper les centres de recherche et de revitaliser un secteur qui peine encore à répondre aux besoins croissants des producteurs et des populations. Pour les partenaires, investir dans la semence, c’est investir dans la souveraineté alimentaire et la résilience climatique.
Reste à voir si cette bouffée d’oxygène, bienvenue dans un écosystème agricole souvent éprouvé, sera utilisée avec rigueur et transparence. Les attentes sont immenses. Le défi l’est tout autant.
La Rédaction



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