Au Tchad, l’inquiétude grandit au sein du Parti socialiste sans frontières (PSF) après la disparition de son secrétaire général, Robert Gam, survenue le vendredi 20 septembre en fin d’après-midi. Le parti accuse les services secrets tchadiens d’être responsables de ce qu’il qualifie d’« enlèvement ».
Robert Gam a été vu pour la dernière fois quittant les locaux du PSF à N’Djamena, aux alentours de 17h, à bord d’une moto. Selon ses compagnons de lutte, il avait informé qu’il rentrait directement chez lui, mais n’y est jamais arrivé. Depuis, ni sa famille ni les responsables du parti n’ont reçu de ses nouvelles, malgré de multiples recherches dans les hôpitaux, commissariats, et bureaux des Renseignements généraux. « C’est comme s’il s’était volatilisé », déclare un cadre du PSF.
Le parti affirme que son secrétaire général faisait l’objet de « harcèlement et d’intimidations » depuis la mort de Yaya Dillo, l’ancien leader du PSF, tué d’une balle lors d’un assaut de l’armée au siège du parti le 29 février dernier. Robert Gam, qui avait pris la tête de la formation politique après ce tragique événement, était devenu une figure clé de l’opposition radicale au régime tchadien. Il avait récemment exigé la libération des militants arrêtés lors de cet assaut, menaçant de lancer des manifestations nationales en cas de non-exécution de cette demande.
Le PSF affirme que des signes de surveillance ont été observés juste avant la disparition de Robert Gam, notamment des motos et des véhicules aux vitres teintées et sans plaques d’immatriculation stationnant autour du siège du parti. Malgré ces graves accusations, ni le gouvernement tchadien ni l’Agence nationale de sécurité de l’État (ANSE) n’ont encore réagi à la situation.
La disparition de Robert Gam plonge le PSF dans une grande incertitude, et les responsables du parti appellent à des réponses rapides pour élucider les circonstances de cette disparition inquiétante.



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