Actualités Actualités Faits divers Nationale

Le Tchad devient le 13ᵉ pays africain à accepter l’évaluation anticorruption de l’UA

Le Tchad confirme sa volonté de s’inscrire durablement dans la dynamique continentale de transparence et de bonne gouvernance. Ce mardi, le Ministre d’État et chef de la diplomatie tchadienne, Dr Abdoulaye Sabre Fadoul, assurant l’intérim du Premier ministre, a accueilli une délégation de haut niveau du Conseil consultatif de l’Union africaine contre la corruption (AUABC), conduite par son président, l’honorable Kwami Edem Senanu.
Également présent : Ousmane Abdramane Djougourou, coordonnateur de l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption.

Cette visite, avant tout protocolaire, a permis de mettre en lumière un fait majeur : le Tchad devient officiellement le 13ᵉ pays africain à accepter le mécanisme d’évaluation du Conseil, un processus rigoureux auquel seuls 12 États membres avaient jusque-là consenti. Une avancée saluée par le président de l’AUABC, qui y voit un signal fort envoyé par N’Djamena sur sa volonté de rompre avec les pratiques opaques du passé.

Au cœur des discussions : le rôle stratégique de l’organe anticorruption de l’Union africaine et les défis persistants auxquels font face les institutions du continent. Le Dr Abdoulaye Sabre Fadoul a réaffirmé l’alignement total du Tchad sur les initiatives régionales visant à assainir la gestion publique.
Il a martelé la détermination des autorités à faire de la lutte contre la corruption un axe prioritaire de l’action gouvernementale, rappelant la mise en place de l’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC), une structure constitutionnelle dotée d’un statut autonome.

À travers ce geste politique, le Tchad se positionne comme un acteur plus affirmé dans la construction d’un espace africain où la redevabilité et l’intégrité deviennent des normes, et non plus des vœux pieux.

La Rédaction

Quitter la version mobile