Le Tchad prêt à renforcer la mission internationale contre les gangs en Haïti
Actualités Actualités Faits divers Nationale

Le Tchad prêt à renforcer la mission internationale contre les gangs en Haïti

Selon des informations recueillies par RFI, près d’un millier d’hommes des forces de sécurité tchadiennes s’apprêtent à rejoindre la capitale haïtienne. Plus de 500 policiers et gendarmes, actuellement en formation, doivent intégrer la Force de répression des gangs (FRG) dès le mois d’avril, tandis qu’un contingent militaire élargi suivra dans les semaines suivantes. N’Djamena répond ainsi à la demande émise par les Nations Unies face à l’effondrement sécuritaire en Haïti.

Au total, 750 militaires tchadiens seront envoyés en renfort. Un premier groupe de 50 spécialistes du génie militaire, électriciens, plombiers, menuisiers doit partir fin mars pour mettre en place l’infrastructure de la future base d’opérations.
Ils seront suivis, fin avril, de 350 soldats, puis du reste du contingent d’ici juin. L’ensemble de l’opération est coordonné par la Cellule de coordination des opérations extérieures (Cecopex), unité du ministère tchadien des Armées chargée des missions hors du territoire national.

La formation intensive en cours vise à préparer les troupes à des environnements hautement instables. Une équipe d’éclaireurs doit être envoyée en amont à Port-au-Prince pour évaluer les conditions de terrain. D’après une source gouvernementale, l’objectif est clair : adapter les forces tchadiennes à un théâtre d’opérations dominé par les affrontements urbains.

La FRG, mission multinationale autorisée par le Conseil de sécurité des Nations Unies fin 2025, doit mobiliser 5 500 soldats et policiers. Elle aura mandat pour mener des opérations offensives directes contre les gangs qui imposent leur loi à Haïti.
Le pays est en proie depuis des années à une violence extrême : assassinats, enlèvements, viols et pillages rythment le quotidien, notamment dans la capitale.

La FRG succède aux premiers efforts de la mission multinationale soutenue par l’ONU, autrefois conduite par le Kenya, longtemps critiquée pour son manque de moyens. L’arrivée des troupes tchadiennes marque ainsi un tournant dans la mobilisation internationale, alors que la situation sécuritaire continue de se dégrader.

La Rédaction

    Laisser un commentaire

    • Rating