Le Bureau pays de l’ONUSIDA et le ministère de la Santé publique et de la Prévention conduisent une mission conjointe à Adré, chef-lieu du département d’Assougha, dans la province du Ouaddaï. Cette initiative vise à renforcer la lutte contre les maladies transmissibles, notamment le VIH, les hépatites, la tuberculose et la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME).
Cette mission s’inscrit dans le cadre d’un plaidoyer auprès des autorités locales, traditionnelles et religieuses d’Adré. L’objectif principal est de promouvoir l’intégration et l’accès équitable aux services de santé de base pour les populations affectées par la crise humanitaire dans la région.
Selon les responsables de la mission, il s’agit de garantir des services différenciés et intégrés de qualité, particulièrement pour les nourrissons, les enfants, les adolescents, les jeunes et les femmes. La délégation a ainsi tenu plusieurs rencontres avec les responsables communautaires et religieux pour discuter des défis persistants et identifier des pistes de solutions durables.
Au cours des échanges, plusieurs difficultés ont été soulevées : la faible prise en compte des maladies chroniques comme le VIH et la tuberculose, la disponibilité limitée des antirétroviraux et des médicaments antituberculeux souvent concentrés dans les hôpitaux de district ainsi qu’une capacité réduite du personnel de santé, compromettant la qualité des soins. À cela s’ajoutent une insuffisance d’approvisionnement en intrants médicaux, une mauvaise organisation de l’offre de soins entraînant la stigmatisation des patients, et une absence de services communautaires spécifiques au VIH et à la tuberculose.
Le déficit dans la collecte et la gestion des données sanitaires a également été identifié comme un frein majeur à une réponse efficace.
Outre l’ONUSIDA et le ministère de la Santé publique, plusieurs structures nationales participent à cette mission conjointe, notamment le Conseil national de lutte contre le sida, le Programme sectoriel de lutte contre le sida, les hépatites et les infections sexuellement transmissibles, le Programme national de lutte contre la tuberculose, ainsi que le Programme national de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.
Cette mobilisation multisectorielle traduit la volonté du gouvernement tchadien et de ses partenaires d’intensifier la riposte face aux maladies transmissibles et de promouvoir un accès universel et équitable aux soins de santé, y compris dans les zones touchées par les crises humanitaires.
La Rédaction



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