L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a défendu mercredi à New York son ambition de devenir secrétaire général de l’Organisation des Nations unies. Devant les 193 États membres, il a tenté de convaincre qu’il était l’homme d’une ONU plus efficace, plus unie et plus réactive.
« Lorsque je serai élu, je serai un Secrétaire général bâtisseur de ponts entre les nations, les cultures et les civilisations », a lancé le candidat soutenu par le Burundi, promettant une gouvernance fondée sur trois impératifs : rationaliser, simplifier, optimiser.
Dernier des quatre prétendants auditionnés, Macky Sall a mis en avant ses « quarante années de responsabilités publiques » et une longue expérience des mécanismes diplomatiques internationaux. Seul Africain en lice, il a insisté sur l’urgence de retisser la confiance dans un multilatéralisme fragilisé par les conflits, la dette, le climat et les tensions géopolitiques.
Pendant près de trois heures, il a détaillé sa vision : une diplomatie préventive renforcée, une ONU recentrée sur l’efficacité des missions de paix et une structure interne modernisée. Le Sénégalais a également réaffirmé son attachement au multilinguisme, à l’égalité de genre et à un équilibre entre souveraineté des États et droits humains.
Sa candidature reste néanmoins singulière : elle ne bénéficie pas d’un soutien formel de l’Union africaine, alors même que le continent réclame une place accrue dans la gouvernance mondiale. Le scrutin se jouera désormais au Conseil de sécurité, où les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto décisif. Une recommandation est attendue à l’automne, après des tractations diplomatiques qui s’annoncent déterminantes.
La Rédaction
