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Menaces téléphoniques présumées : le Parti Réformiste alerte l’opinion nationale et internationale

Le climat politique dans la province du Ouaddaï s’est brusquement tendu suite à des accusations portées par le Parti Réformiste (PR). Dans un communiqué rendu public, la formation politique affirme que son président provincial, Mahamat Habib Mahadi Bourma, aurait reçu des menaces directes par téléphone le 4 janvier 2026. Celles-ci auraient pour auteur présumé Ismaïl Mahamat Saleh Bilal, Secrétaire Général provincial du Mouvement Patriotique du Salut (MPS), selon la version rapportée par le PR.

D’après le Parti Réformiste, le Secrétaire Général provincial du MPS aurait intimé à Mahamat Habib Mahadi Bourma de cesser immédiatement ses dénonciations des injustices présumées au sein de la province du Ouaddaï. Toujours selon le PR, le responsable du MPS aurait déclaré qu’il pourrait « le renvoyer de la province » s’il persistait dans ses prises de position publiques.

Aucune déclaration officielle du MPS ou d’Ismaïl Mahamat Saleh Bilal n’avait été communiquée au moment de la rédaction de cet article pour confirmer ou infirmer ces allégations.

Face à ce qu’il qualifie de « tentative d’intimidation grave », le Parti Réformiste condamne « avec la plus grande énergie » les menaces attribuées au Secrétaire Général provincial du MPS. Le parti assure rester solidaire de son président provincial et affirme tenir « pour responsable » le dirigeant présumé des menaces de toute atteinte éventuelle à l’intégrité physique ou morale de Mahamat Habib Mahadi Bourma.

Le PR appelle par ailleurs les autorités compétentes, ainsi que les organisations nationales et internationales de défense des droits humains, à suivre de près la situation et à garantir la protection des acteurs politiques dans le Ouaddaï.

Cet épisode s’inscrit dans un contexte local marqué par un regain de crispations politiques. Plusieurs acteurs de la société civile avaient déjà alerté ces derniers mois sur la multiplication de tensions entre organisations politiques concurrentes dans la province. Les accusations du PR, si elles sont confirmées, pourraient susciter un débat plus large sur la liberté d’expression et la sécurité des leaders politiques régionaux.

En attendant d’éventuelles clarifications officielles, l’affaire continue d’alimenter discussions et inquiétudes parmi les habitants du Ouaddaï et au-delà.

La Rédaction

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