Le Tchad entend renforcer sa coopération avec les pays du Golfe autour d’une mobilité professionnelle plus juste, mieux encadrée et respectueuse des droits des travailleurs. Du 5 au 6 octobre 2026, le ministre de la Fonction publique et de la Concertation sociale, Abdoulaye Mbodou Mbami, a représenté le pays à la deuxième édition du Dialogue de Doha sur la mobilité de la main-d’œuvre entre l’Afrique et les États du Golfe.
Réunissant les ministres du Travail de plus de 33 pays, cette rencontre, organisée conjointement par le Qatar et la Commission de l’Union africaine, a porté sur la concrétisation des engagements pris dans la Déclaration de Doha de 2024.
Au cœur des échanges : le recrutement équitable, la défense des travailleurs migrants et le renforcement des compétences professionnelles. Une attention particulière a été accordée à la transparence des contrats, à la rémunération, à la sécurité au travail, à la protection sociale et à l’accès aux mécanismes de recours.
Pour le ministre tchadien, la mobilité de la main-d’œuvre ne saurait se limiter au déplacement des travailleurs. Elle doit également garantir leur dignité et leurs droits. Il a ainsi appelé à une meilleure adaptation des formations professionnelles africaines aux besoins des économies du Golfe, afin d’accroître l’employabilité et la compétitivité des travailleurs.
Le Tchad a, par ailleurs, réaffirmé sa volonté d’améliorer son cadre juridique et institutionnel en matière d’emploi et de mobilité internationale, en s’inspirant des standards et pratiques reconnues.
En marge du dialogue, Abdoulaye Mbodou Mbami s’est entretenu avec son homologue qatari sur plusieurs dossiers de coopération, notamment la finalisation du projet de mémorandum d’entente entre le Tchad et le Qatar sur la mobilité de la main-d’œuvre.
À travers cette démarche, N’Djamena cherche à faire de la mobilité professionnelle un véritable levier de développement, tout en plaçant la protection des travailleurs au centre de ses partenariats internationaux.
MBAÏLEDE Trésor
