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Mondial 2026 : la RDC exige de la FIFA le remboursement des billets bloqués par l’interdiction d’entrée aux États-Unis

La République démocratique du Congo hausse le ton : face à l’interdiction d’entrée imposée par les États-Unis aux voyageurs ayant récemment séjourné dans des pays touchés par Ebola, les supporters congolais qualifiés de facto « indésirables » pour le Mondial réclament justice. Et la Fédération congolaise de football espère obtenir un geste de la part de l’instance mondiale.

La flambée épidémique, signalée par l’Organisation mondiale de la santé à la mi-mai, a conduit Washington à verrouiller temporairement ses frontières aux non-Américains en provenance notamment de la RD Congo, de l’Ouganda et du Soudan du Sud. Conséquence directe : des milliers de billets déjà achetés pour les matches aux États-Unis pourraient rester inutilisés.

Après plus d’un demi-siècle d’absence sur la scène mondiale, les Léopards s’apprêtaient à vivre un moment historique. Mais l’épidémie plus de 900 cas suspectés et plus de 200 décès présumés en Afrique centrale, paralyse désormais les démarches de voyage. L’ambassade américaine à Kinshasa, elle aussi frappée par les mesures d’urgence, a suspendu ses services de visa, compliquant davantage toute perspective pour les supporters.

Pour le président de la Fecofa, Veron Mosengo-Omba, la situation frôle l’injustice. Interrogé par BBC Sport Africa, il a rappelé l’impact financier pour les fans privés de Mondial :

« Ils sont punis parce qu’ils ne peuvent plus entrer aux États-Unis pour soutenir leur équipe. Nous avons demandé à la FIFA d’étudier un remboursement. Les billets coûtent cher et nous ne voulons pas que nos supporters perdent tout. »

Sollicitée officiellement, la FIFA n’a pas encore tranché. L’instance se dit en train d’examiner le dossier et promet de se prononcer « en temps voulu ».
En attendant, l’espoir demeure fragile pour les milliers de Congolais qui rêvaient d’accompagner leur équipe dans ce retour tant attendu sur la scène mondiale, un rêve suspendu à des décisions diplomatiques et sanitaires qui les dépassent.

La Rédaction

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