L’aube n’avait pas encore dissipé l’obscurité lorsque la maison d’arrêt de Klessoum a été brusquement plongée dans une effervescence inhabituelle. Ce samedi 24 janvier 2026, une opération de fouille inopinée, menée par une commission mixte regroupant gendarmes, policiers et agents pénitentiaires, a passé au peigne fin l’ensemble de l’établissement pénitentiaire.
Sortis de leur sommeil, les détenus ont assisté, parfois médusés, à une inspection méthodique de leurs cellules. L’objectif de cette descente surprise : mettre la main sur les objets interdits qui circulent en milieu carcéral et qui menacent la sécurité interne.
Pendant plusieurs heures, les équipes ont parcouru les couloirs, ouvrant porte après porte. Chaque cellule a été inspectée avec rigueur, à la recherche de téléphones portables, d’armes blanches et de substances prohibées, notamment des stupéfiants. Une initiative qui s’inscrit dans un contexte où les autorités entendent renforcer le contrôle au sein des établissements pénitentiaires, face à la recrudescence des incidents liés à l’introduction d’objets illicites.
Si le bilan officiel de la fouille n’a pas encore été communiqué, les responsables de l’opération affirment que ces actions préventives visent avant tout à garantir la sécurité des détenus et du personnel, ainsi qu’à assurer le respect strict du règlement intérieur.
La fouille de ce samedi témoigne d’une volonté claire : celle de reprendre la main sur les dérives constatées en détention et de rappeler que, même derrière les murs, la loi reste la norme. Reste à savoir si cette opération marquera le début d’une série de contrôles renforcés dans les prisons du pays.
La Rédaction
