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N’Djamena : la CNDH tire la sonnette d’alarme après le viol atroce d’une fillette de deux ans

Un crime d’une rare brutalité secoue la capitale tchadienne. Dans la nuit du 6 février, à Farcha, dans le 1er arrondissement, une fillette de deux ans a été victime d’un viol, un acte qui a suscité indignation et stupeur au sein de la population. La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), par la voix de son antenne provinciale de N’Djamena, a condamné « avec la plus grande fermeté » ce qu’elle qualifie de fléau grandissant.

Selon les premières informations, le présumé agresseur, un homme de 45 ans, cuisinier et père de sept enfants, a été appréhendé et placé en garde à vue au commissariat CSP1. Déféré ensuite au parquet d’instance de N’Djamena le 9 février, il a été soumis à un mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Klessoum, en attendant l’ouverture de la procédure judiciaire.

Au-delà de ce cas effroyable, la CNDH dénonce également deux autres viols de mineures survenus au cours de la même semaine dans la même commune. Une situation qui laisse craindre une hausse préoccupante des violences sexuelles visant les enfants dans la province de N’Djamena.

Pour l’institution nationale des droits humains, ces événements constituent un signal d’alarme. « Nous assistons à une recrudescence inquiétante des actes de violence sexuelle contre les mineurs. Il est urgent de renforcer la prévention et la protection », alerte l’antenne provinciale.

Face à l’ampleur du problème, la CNDH lance un appel pressant à l’ensemble des acteurs : autorités publiques, société civile, leaders communautaires, familles et secteur judiciaire. Elle insiste sur la nécessité d’un front commun pour endiguer un fléau qui déshumanise la société.

L’institution réclame un renforcement de l’arsenal juridique, une meilleure prise en charge des victimes, ainsi qu’une intensification des campagnes de sensibilisation pour briser les tabous et encourager les dénonciations.

La Commission réaffirme son engagement à lutter contre l’impunité et à défendre les droits des enfants. Elle assure qu’elle suivra de près l’évolution judiciaire des affaires en cours, rappelant que chaque enfant doit être protégé, et que chaque agresseur doit répondre de ses actes.

La Rédaction

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