La commune du 1er arrondissement a vécu, ce samedi, une journée placée sous le signe de la célébration et du renouveau culturel. Dans une ambiance festive et chaleureuse, autorités municipales, partenaires privés, artistes et habitants se sont réunis pour la cérémonie officielle de restitution de la première Semaine culturelle, organisée du 18 au 20 décembre 2025. Une édition inaugurale qui, de l’avis de tous, a largement dépassé les attentes et posé les bases d’un rendez-vous culturel appelé à devenir incontournable.
La cérémonie a attiré un public nombreux venu revivre les moments forts de l’événement. Sourires, applaudissements et discours enthousiastes ont rythmé cette restitution qui s’est voulue à la fois rétrospective et porteuse d’avenir.
Représentant le président du comité d’organisation, Adam Ismael a livré un bilan sans équivoque : trois jours d’activités intenses, seize groupes folkloriques engagés, quarante-six stands d’exposition, plus de cinquante artistes mobilisés et près de vingt mille visiteurs recensés. Un résultat porté par un comité fort de 250 membres. « Un succès populaire et culturel remarquable », a-t-il salué, soulignant l’adhésion massive des populations et la qualité de l’organisation.
Ces chiffres témoignent non seulement de l’enthousiasme du public, mais aussi de l’efficacité d’une équipe qui, malgré les contraintes d’une première édition, a su transformer l’essai.
Applaudi longuement, le maire du 1er arrondissement, M. Djamal Yaya Moussa, a livré un discours empreint d’émotion. « C’est avec une profonde fierté que je vous accueille ce soir. Il y a quelques mois, nous lancions un pari : celui d’offrir une vitrine à notre diversité culturelle, au dynamisme de notre jeunesse et à la créativité de nos entrepreneurs. Ce pari a été non seulement relevé, mais dépassé », a-t-il affirmé.
Il est revenu sur les moments marquants de la Semaine culturelle : la parade spectaculaire de seize groupes folkloriques notamment, Bazaga, Samka, Peulh, Gourane, Sara-Kaba, Zakhawa, Kanembou, entre autres, qui a transformé l’espace devant la mairie en un foisonnement de couleurs, de rythmes et de traditions ; les quarante-six stands d’exposition mettant en avant le talent de jeunes et de femmes entrepreneurs ; et les trois concerts géants ayant rassemblé plus de cinquante artistes et attiré près de vingt mille visiteurs dans une atmosphère conviviale et parfaitement sécurisée. « Notre diversité est notre plus grande richesse. Nous avons montré que notre commune a une âme, et qu’elle sait la faire rayonner », a conclu le maire.
Le maire a tenu à saluer la rigueur et le dévouement du comité d’organisation, dirigé par Saleh Goudadjo, soulignant l’engagement de ses membres qui ont parfois travaillé tard dans la nuit pour garantir la réussite de l’événement. Il a également remercié les partenaires privés, notamment Orabank, Brasseries du Tchad, Groupe Foberd, ainsi que d’autres entreprises locales dont le soutien a été déterminant.
Le maire a par ailleurs salué la mobilisation exemplaire des forces de sécurité notamment, la Garde nationale nomade, Police, Gendarmerie, Police municipale et Sapeurs-pompiers pour leur professionnalisme qui a permis aux festivités de se dérouler sans incident.
Au-delà de l’enthousiasme suscité par cette restitution, le rapport présenté a permis d’identifier plusieurs pistes d’amélioration en vue d’une deuxième édition annoncée comme « plus aboutie, plus inclusive et plus structurante ». Pour M. Djamal Yaya Moussa, cette cérémonie marque le début d’une aventure culturelle durable. « La première Semaine culturelle restera gravée comme un moment de communion, de fierté et d’espérance. Ensemble, nous avons jeté les bases d’un rendez-vous culturel majeur. »
La cérémonie s’est achevée par la déclaration officielle d’ouverture de la restitution, laissant entrevoir l’élan d’un arrondissement déterminé à inscrire cet événement au cœur du paysage culturel tchadien et à en faire, année après année, un symbole d’unité et de créativité.
MBAÏLEDE Trésor
