Une opération de contrôle menée ce vendredi matin au marché central de N’Djamena a permis de mettre au jour une importante quantité de viandes jugées impropres à la consommation. La Police Sanitaire Municipale a procédé à la saisie de ces produits dont l’état de conservation présentait de sérieux risques pour la santé des consommateurs.
L’intervention, conduite dans le 3ᵉ arrondissement, a permis de découvrir des viandes présentant des signes avancés de décomposition. Plus préoccupant encore, certaines étaient enveloppées dans des linceuls et entreposées dans des conditions incompatibles avec les exigences élémentaires d’hygiène alimentaire.
Le risque était donc potentiellement immédiat : ces produits étaient destinés à être introduits dans le circuit de commercialisation, exposant les consommateurs à de possibles intoxications alimentaires et à diverses infections.
Face à cette découverte, les équipes de la Direction des Affaires Économiques et Sociales (DAES) et de la Coordination de la Police Sanitaire Municipale ont rapidement engagé des investigations pour retracer l’origine des produits saisis.
Les recherches ont conduit les agents jusqu’au 1er arrondissement, où un autre stock de viandes a été découvert dans un conteneur. Cette nouvelle découverte a renforcé les soupçons autour d’une opération de stockage et de commercialisation de produits potentiellement dangereux pour la population.
Les personnes impliquées ont été interpellées puis remises à la Coordination de la Police Judiciaire, chargée de poursuivre les investigations et de déterminer les responsabilités dans cette affaire.
Grâce à l’intervention des agents municipaux, les viandes concernées ont été retirées du circuit de vente avant d’atteindre les consommateurs. Une action qui met en évidence l’importance des contrôles sanitaires dans les marchés et autres espaces de commercialisation de denrées alimentaires.
Cette opération intervient également comme un signal d’alerte à l’endroit des commerçants et opérateurs du secteur alimentaire : la commercialisation de produits dont l’état sanitaire présente un danger ne peut être tolérée.
La Commune de la Ville de N’Djamena affirme ainsi vouloir intensifier la surveillance des marchés et renforcer les opérations de contrôle afin de prévenir la circulation de denrées impropres à la consommation.
Au-delà de la saisie, l’enjeu est désormais de remonter toute la chaîne d’approvisionnement, d’identifier l’origine exacte des viandes concernées et de prévenir la réapparition de telles pratiques. Pour les autorités municipales, la priorité reste claire : protéger les consommateurs et préserver la sécurité sanitaire des populations.
MBAÏLEDE Trésor
