N’Djamena : lancement d’une formation sur la Résolution 1325 et le Plan d’Action National
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N’Djamena : lancement d’une formation sur la Résolution 1325 et le Plan d’Action National

Ce mardi, les locaux de l’hôtel de l’Amitié ont accueilli l’ouverture d’une formation consacrée à la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies et à son Plan d’Action National (PAN) au Tchad. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’Appui au Parlement et aux Processus Électoraux (PAPPE), financé par l’Union européenne et mis en œuvre par ECES, et se tiendra du 10 au 12 février 2026.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Madjiguène Thiam, coordinatrice du PAPPE, en présence de Mme Kitoko Gata Ngoulou, ministre de la Femme, de la Protection de la Petite Enfance et de la Solidarité, ainsi que des représentants de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et de la Délégation de l’Union européenne au Tchad.

Cette formation vise à renforcer les capacités des acteurs étatiques et non étatiques dans l’intégration de la perspective de genre dans la prévention des conflits, la consolidation de la paix et la promotion des droits humains. Adoptée en 2000, la Résolution 1325 souligne le rôle central des femmes dans la paix et la sécurité, tandis que le PAN tchadien sert de guide pour sa mise en œuvre concrète et mesurable sur le terrain.

Dans son allocution, Madjiguène Thiam a décrit cette formation comme « un espace d’engagement, de dialogue et de responsabilité partagée », appelant les participants à transformer les principes de la Résolution 1325 en actions concrètes dans leurs communautés. Elle a rappelé que le PAPPE soutient également la société civile et les autorités traditionnelles dans leurs missions de sensibilisation et de médiation.

De son côté, Madame Agnès, cheffe de service de bonne gouvernance représentant l’Union européenne, a salué l’engagement du gouvernement tchadien en faveur des droits des femmes et de leur participation à la vie publique. Elle a insisté sur l’importance du rôle des femmes dans la prévention et la résolution des conflits, tout en soulignant la volonté de l’UE d’intégrer l’agenda « Femmes, paix et sécurité » dans ses politiques de partenariat et de coopération internationale.

Dans son intervention, la ministre Kitoko Gata Ngoulou a rappelé que la Résolution 1325 reconnaît le rôle crucial des femmes, non seulement comme victimes des conflits, mais surtout comme actrices de la prévention, de la médiation et de la reconstruction. Elle a insisté sur le rôle des femmes dans la médiation communautaire, la transmission des valeurs de tolérance et la résilience économique et sociale des familles.

« Malgré leur rôle déterminant, les contributions des femmes restent trop souvent invisibles dans les espaces de décision formels. La Résolution 1325 vise justement à corriger ce déséquilibre », a affirmé la ministre.

Elle a également annoncé la nomination des membres du Secrétariat Technique Permanent chargé de la mise en œuvre du Plan d’Action National, appelant la Commission Nationale des Droits de l’Homme et les organisations de la société civile à collaborer étroitement avec cette structure pour garantir le respect des droits, documenter les violations et influencer les politiques publiques.

La formation permettra aux participants d’approfondir leur compréhension des quatre piliers de la Résolution 1325 notamment dans la participation, la prévention, la protection et relèvement et de réfléchir aux mécanismes concrets pour les intégrer dans les politiques publiques et les pratiques communautaires du Tchad.

En conclusion, la ministre a déclaré officiellement ouverte la formation, réaffirmant son engagement pour un avenir plus juste, inclusif et pacifique, fondé sur la pleine participation des femmes dans les processus de paix et de sécurité.

MBAÏLEDE Trésor

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